samedi 16 janvier 2010

Sentinelle, Veilleur.

 

La sentinelle ne doit pas dormir
Ne doit baisser sa garde en aucun cas.

S'il n'y a personne devant
Et personne derrière
Elle devra surveiller ses arrières
Tout en regardant vers l'avant

La sentinelle ne doit pas dormir
Ne doit baisser sa garde en aucun cas.

S'il n'y a personne sur ses flancs
Ni à droite et ni à gauche
Elle devra porter son regard
A l 'Est et à l'Ouest en même temps




La sentinelle ne doit pas dormir
Ne doit baisser sa garde en aucun cas.

Si lorsque la nuit tombe
Il n'y a toujours personne
Elle devra diviser les tours de garde
Entre elle-même
Et son ombre.

La sentinelle ne doit pas dormir
Ne doit baisser sa garde en aucun cas.

Qu'il vente ou qu'il pleuve
Hiver et Eté
Printemps et Automne

La sentinelle...
Ne doit pas dormir
Ne doit baisser sa garde
En aucun cas.

Une flèche peut-être tirée
Une épée peut être sortie
Une dague caresser une gorge
Le temps d'un unique, d'un infime
Clignement des yeux...



Need Potion Full HP



HP [ ____                      ___                   ]


C'est bon. Ça remonte petit à petit.


En attendant...

mercredi 13 janvier 2010

Dans la famille Bizarre, je demande le PC.

Menacée Convaincue par Teng, je me suis mise à regarder Fairy Tale, un animé ma foi sympathique, avec quelques clins d'oeil à d'autres Mangas comme One Piece, Naruto, Bleach, etc...
J'ai une certaine sympathie pour Natsu, le personnage principal, qui a un mal des transports particulièrement exacerbé.  
[ Je serais approximativement dans le même état si les fenêtres et le vent n'existaient pas. ]




Bref, j'ai eu un peu de mal à me ré-habituer à ce style de dessin assez particulier, pas trop mon genre à la base, mais ça s'est fait assez rapidement, comme d'habitude en fait.
La bande-son est franchement bien, bref, un bon pitit animé à regarder en cas d'ennui, même si je conseille quand même en première place Kaze-No-Stigma 9.9 [ Rien que pour la qualité des dessins, il vaut le coup d'oeil ]



 


Bon, maintenant quel est le rapport avec le titre ?

C'est juste que ce matin, [ dès l'aube, je téléchargerai ... ] j'avais donc lancé le chargement du 3ème épisode.
Un peu plus tard, le temps de prendre mon petit-déjeuner, je reviens et la barre est remplie à 100%.

Je lance... le son est impec, mais l'image cale.
Okay, c'est vrai que ça lague un peu là, je vais attendre un peu peut-être que ça va s'arranger.

* 3 minutes plus tard *

Je relance la bête. Ça démarre et paf, même problème. Ce qui m'intrigue c'est que le son, lui ne cale pas. Alors je ne touche plus à rien, la souris ne bouge plus. L'image non plus. Ms pk. Et dès que je la bouge, l'image s'affiche quelques secondes.
Ok le truc hyper logique, je sens le sale coup.

Je relance². Je bouge la souris. La vidéo marche parfaitement. Je ne bouge plus la souris. L'image se fige.

Bien sûr.
Il y a certainement une logique windowsienne derrière tout ça, mais j'ai du mal à la cerner donc on va faire comme si c'était normal.

J'ai donc passé environ 25 minutes à regarder cet épisode tout en faisant des petits cercles avec ma souris.

...

Maintenant vous pouvez éteindre l'ordi et reprendre une activité normale o/



* est en train de charger l'épisode 4 et se demande si ça va faire pareil x_x *

mardi 12 janvier 2010

Vieux Parchemins.

Je suis là pour faire la masse, tu sais, ces gens qui ne sortent pas d'un moule, les marginaux que tout le monde déteste parce qu'ils sont là pour montrer aux autres à quel point ils sont cons de se laisser marquer comme des vaches, ceux qui sont là pour oser montrer du doigt les failles que tout le monde fait sembler d'ignorer, ceux qui qui se lèvent contre un système faussé, qui dupe toute la société qui se laisse faire comme une conne, ceux qui restent debout, là, devant des idéaux que plus personne n'accepte, que plus personne ne respecte. Et qui y resteront malgré tout, qu'il pleuve ou qu'il vente, sous la torture, la menace, tout !

Je suis là pour faire tache, pour brûler le rideau qui cache le derrière de la scène aux spectateurs hypnotisés par l'illusion de la pièce de théâtre.

Je suis là pour emmerder le monde, voilà, c'est plus simple.


[...]

Mes pensées s'entrelacent dans un fouillis d'idées floues, qui s'évanouissent avant de renaître et de mourir encore.

Toujours été comme ça, à valser d'un projet à un autre... combien d'histoires gisent dans mes tiroirs, inachevées, vides de l'enthousiasme qui les avait fait naître.

Je ne suis pas faite pour vivre ici, maintenant. Cette époque n'est pas la mienne. Mais les autres ne sont pas mieux, à regarder de plus près.

Il y avait toujours ce moule où il fallait s'allonger en attendant de prendre la forme qu'on appelait "bonne".

En dehors de ces limites, vous ne pouvez pas vivre en société. Vous êtes un incapable. Vous ne réfléchissez pas, vous n'agissez pas comme il faut.

Tous les jours, le vice avance d'un énorme pas pendant que la vertu recule. Les rôles s'inversent, petit à petit. Bientôt les putes seront couronnées, les mères de famille marginalisées.

Belle époque !

Et chaque jour, une folie grandissante envahit mon esprit.
Ce sentiment de révolte face à tous ces "evilitions" devient impuissance à la lumière du réalisme.
Cette impuissance devient révolte face à cette même impuissance. 

Cette révolte devient folie à son tour.

Je suis dingue. Je comprends les rires spasmodiques des fous à lier, ce sourire, ce rire jaune, cet éclat de rire désespéré face à un monde qui agonise sous ses pieds.
Je les comprends, les fous. J'en suis une.

D'avoir pu croire, ou de croire encore que le monde peut changer... il faut être fou... pour avoir seulement pu espérer la naissance d'un espoir commun à tous de changement bénéfique.
Fou à lier...

Ermite.
Révolutionnaire.
Ermite.
Révolutionnaire.

Deux chemins qui ne peuvent se croiser. Pourtant ce sont ceux que mon coeur a choisi. Reste à faire un choix.

Encore, toujours, des choix.



[...]


Je ne suis pas née à une époque où l'on se forge soi-même, où l'on construit le monde sur lequel nous vivons.
Aujourd'hui, ce sont les hommes qui prétendent vous forger, vous apprendre à être vous-même.

C'est si dur de lutter contre le courant. Au mieux, on arrive à ralentir notre avancée dans la direction qu'on veut éviter, mais on est incapable d'avancer vers celle qui lui est opposée, là où nous voulons aller.
C'est d'autant plus difficile lorsqu'on vous pousse vers cette destination que vous voulez éviter à tout prix.

Je voudrais devenir une pierre, un de ces rochers inébranlables qu'on voit, bravant le courant, obligeant l'eau à se fendre pour le contourner et poursuivre sa route tandis qu'il reste là, solide, inflexible et froid.

 
Buté.

_______________________________




Parfois, il faut chercher les braises sous la cendre, histoire de rallumer la flamme qui, si elle ne s'éteint pas, a quelques moments de faiblesse. 


J'aime conseiller. Ecouter, éluder, offrir un point de vue extérieur qui pourrait aider.


Pourtant, j'ai souvent du mal à me conseiller moi-même. 


J'aime consoler. Tendre un mouchoir, proposer son épaule comme soutien, faire gauchement un câlin et dire que tout ira bien, que tout va s'arranger et qu'il ne faut pas pleurer.
Voir un petit sourire fleurir ensuite est la plus belle des récompenses.


Pourtant, j'ai du mal à me consoler moi-même, et je n'ai pas envie qu'on le fasse pour moi.


Relire ces lignes que j'ai pu écrire il y a quelques jours, quelques mois, quelques années...


Me fait le même effet qu'un baume, me revitalise assez pour me relever, essuyer de potentielles larmes importunes, et continuer à marcher.


Comme de vieilles cartes qu'on examinerait, histoire de ne pas perdre le chemin.


Car ce n'est pas un sentier fort emprunté, d'ailleurs il faut très souvent s'occuper des mauvaises herbes qui viennent s'installer. 
Je le préfère cependant à ces routes goudronnées ultra-fréquentées, aussi harmonieuses avec le paysage qu'un Père Noël sur une planche de surf.


Alors voilà, j'ai trouvé une nouvelle utilité à tous ces textes, écrits au clavier ou à la plume, dans lequel je navigue depuis que je suis en âge d'aligner trois mots.

Me rappeler qui je suis ? Hum, ça ferait trop Roi Lion.
Me rappeler ce que je veux faire, où je veux aller, où je ne veux pas finir.

Je tracerais la carte de mon Pays Imaginaire, espérant qu'un jour ses contours pourront correspondre au Monde Réel...








lundi 11 janvier 2010

Get Ready.

" Comment reprendre le cours de son ancienne vie ? 
Comment continuer, lorsque dans son cœur, on commence à comprendre... qu'on ne peut plus retourner en arrière.
Il y a des choses que le temps ne peut cicatriser. 

Des blessures si profondes, qu'elles se sont emparées de vous... "

Le Retour du Roi.




Je suis allée à la Fac aujourd'hui.
Ce suicide était nécessaire, je devais voir mes notes pour savoir s'il y avait rattrapage ou non. 
Et vu que ce cher Dossier Etudiant Online de ***** de ***** est toujours aussi vide, j'ai du m'y rendre IRL. 
Mon père m'a déposée, il y avait autant de voitures que d'habitude dans le parking. 
Le ventre noué, le coeur gris, j'ai franchi les portes de ce lieu que je déteste.
Il y avait plein d'enfants qui déambulaient sur le Stade. Je me demande d'où ils sortaient. 
Une sortie sans doute, un truc du genre. 
C'était rafraichissant de les voir là, à la place des ... habituels.
J'ai continué ma route, filant droit vers la petite allée avec ses graviers rouges. Le campus est en fait une ancienne école militaire. Tout en marchant et en écoutant le bruit de mes pas sur les petits cailloux, je m'imaginais en tenue militaire, ma démarche s'en approchant assez, même involontairement. Et j'ai pilé devant le tableau d'affichage.
En fait, ça aurait été plutôt un uniforme de prisonnier. Bons baisers de Fox-River.

Je vais passer le chapitre de l'organisation de merde, du pseudo-accueil complètement largué et inutile et de tout ce qui, sur le moment, m'avait donné furieusement envie de faire une entrée dans les bureaux administratifs façon Kuzco.  
[ *fracasse la porte* TOC TOC C'EST MOI. ]

J'ai eu mon semestre, pas de rattrapage. Ouais c'est cool, je suis contente. 
Et je m'en frictionne les lèvres avec du piment vert.

La rentrée devrait vraisemblablement être le 1er Février. J-21 donc. 
Oui oui, je sais, je devrais être contente, y'en a qui ont repris depuis plus longtemps, etc etc etc.

Mais tout ce qui m'importe, là, c'est de connaître la date des prochaines vacances.

Il y a dans ce lieu une torpeur, une morbidité et une population que j'exècre et que mon esprit 
et mon corps refoulent à l'unisson. 
Il y a quelque chose qui s'empare de mon coeur et le presse, le recouvrant d'un gris blême qui remonte jusqu'à mes yeux. 
La solitude que je peux ressentir au milieu de cette foule n'a jamais été aussi acérée et affûtée. 
Je pensais avoir réussi à cohabiter avec elle, mais celle qui me prend à la gorge dès que je descends du bus est d'une autre sorte.

Ironie du sort, j'ai toujours été en froid avec les apparences, mais sans ce cadre magnifique qui me mets du baume au cœur, je ne sais pas ce que j'aurais fait.

__________________________________









Il y a une planète. 
Sur cette planète, un océan. 
Dans cet océan, une île minuscule. 
Sur l'île, une montagne, la plus haute. 
Une forêt s'étend sur ses flancs. 
Dans cette forêt, un arbre parmi tant d'autres. 
Au faîte de l'arbre, un Panda Roux, roulé en boule.

Peut-être que si je me cache assez longtemps, on m'oubliera. 
Tous, du plus proche au plus éloigné, ils oublieront vite si je disparaissais subitement. 
Ils s'habitueront à mon absence et finiront par effacer mon existence de leur mémoire. 
Je n'existerais plus pour personne, mort sociale. 
Seule et libre de toute contrainte. 
Invisible.

Elle est lancinante. Irrégulière. 
L'envie. 
Cette envie de fermer le livre une bonne fois pour toutes, fermer les yeux, fermer la porte, tout fermer, tout clore, tout condamner, tout sceller, oublier, terminer. 
Tout.

Un long et profond sommeil, digne de la Belle au Bois Dormant. 
Sauf qu'il n'y aura pas de pseudo prince charmant useless qui viendrait briser mon sommeil en me bavant dessus.
De toute façon on embrasse pas les Pandas Roux, alors je devrais être tranquille.

Et je dormirai, dormirai... rêverai... et me réveillerai un beau jour, des années, voire des siècles plus tard.


Ou pas en fait.

dimanche 10 janvier 2010

La Seconde Etoile à Droite.

Et si tu crois que j'ai eu peur,
C'est faux.
Je donne des vacances à mon cœur,
Un peu de repos

Et si tu crois que j'ai eu tort,
Attends
Respire un peu le souffle d'or argent
Qui me pousse en avant, et...

Fais comme si j'avais pris la mer
J'ai sorti la grande voile
Et j'ai glissé sous le Vent ...

Fais comme si je quittais la terre
J'ai trouvé mon étoile, je l'ai suivie un instant
Sous le Vent ...







Prendre quelque chose de banal, qu'on voit tous les jours... 
Sa propre main ?

Rêver à des liens magiques, des chemins à suivre, des guides célestes... 
Les Etoiles.

Matérialiser le rêve, l'objectif... 
Toucher les nuages, le Ciel.

Matérialiser la réalité, l'obstacle... 
Effacer le contact.

jeudi 7 janvier 2010

The Bridge Of Khazad Dum.


C'est très facile de faire un nœud. C'est une autre histoire quand il s'agit de le dénouer. 
Ça peut prendre beaucoup de temps, car si on le coupe, tout simplement, le sentiment de manque sera une vraie déchirure. 



Il faut donc œuvrer progressivement, par étapes.
La première est la perte des habitudes, celles dans lesquelles on a pu se complaire, se réfugier comme sur de gros coussins, ou un confortable fauteuil.
Cette première étape est peut-être la plus dure.

J'ai toujours apprécié les habitudes, ces balises reconnaissables sur le chemin de la vie, celles auxquelles on peut se raccrocher quand ça ne va pas bien. Une sorte de phare.

Perdu, on le cherche du regard, on le trouve et on se situe. 
La phase initiale du détachement consiste à trouver le premier nœud, à savoir marcher dans le noir sans ces balises.

Les habitudes sont malsaines. Il ne faut pas se reposer sur elles, comme sur les cordes d'un pont de singe. Si elles disparaissaient soudainement, vous vous retrouveriez dans le vide.




Le bon vieux fauteuil s'est abîmé, usé, est déjà occupé ou a tout bonnement disparu. 
Il ne faut pas commettre l'erreur de le remplacer, il faut apprendre à s'en priver, c'est tout.
Mais plus un nœud est solide, plus son dénouement s'avère difficile. 
Les habitudes sont bien amarrées et le bateau de peut donc pas lever l'ancre.

D'ailleurs, si l'on part du fait que les habitudes sont malsaines, par extension, les liens le sont également. 
Car ces habitudes sont des cordes qui s'attachent au lien, le rendant plus solide, plus tangible, et plus complexe à dénouer.  
De ce fait, la perte des habitudes doit également se faire progressivement.
Peu à peu, on s'assoit de moins en moins sur le fauteuil, et petit à petit, ça se perdra. 
Du moins, on l'espère.

Je pensais avoir réussi à dénouer la plupart de mes liens trop serrés, trop risqués. Ou du moins, avoir réussi à les relâcher. Mais il s'avère que l'être humain est stupide, et qu'il y a malgré tout cette irrationnelle envie de s'attacher, de s'accrocher au moins à un arbre, comme ce fichu panda roux que je suis. Au moins un seul arbre, un seul lien dans lequel sera placé un espoir incensé de réussite.





... Pourquoi ?
Il y a bien une raison, si Affection et Affliction résonnent de la même manière. 
Alors pourquoi ...

Pourquoi est-ce-qu'on a moins peur quand quelqu'un, aussi peureux soit-il, est avec nous ?
La réponse " Parce que l'homme est un être social. " me fait rire.

En ES, nous avons fait de l'économie, mais également de la sociologie. 
Je n'ai jamais aimé la manière dont certains sociologues parlaient des relations. 
Comment peuvent-ils décrire l'humain sans justement avoir cette humanité, remplacée par une réflexion logique et mathématique ? Dans ce cas là, je la trouve franchement déplacée.

Et je n'ai toujours pas la réponse à ma question.

Je voudrais être cette cavalière solitaire uniquement liée à son bouclier et à son épée, mais je n'arrive pas à m'empêcher de regarder derrière, si jamais quelqu'un aurait eu la folie de vouloir chevaucher à mes côtés. 
C'est tellement grisant d'entendre le galop d'innombrables cavaliers derrière soi...

mercredi 6 janvier 2010

Et puis sinon, j'ai acheté de nouveaux stylos.

Aujourd'hui j'ai appris que mes parents étaient bien plus gentils que je ne le serais jamais. Ils savent pardonner et tendre la main à nouveau à des gens qui ont pu les blesser.
Je ne suis pas comme ça.  Je suis plus proche du bourreau sans pitié que de la bonne âme charitable. En même temps, époque de merde, transformations de merde.
Toujours est-il que j'ai énormément de mal à pardonner. Je sais qu'il y a un moi qui laisserait crever sans regret un connard ou une conasse qui aurait fait du mal à ma famille.
Au pire je l'achèverais pour abréger ses souffrances. S'il est vraiment mal au point. Sinon j'appellerais un passant et c'too.
M'enfin, il y aussi ce moi qui a pitié, qui compatit, etc, et qui vient parasiter le moi qui achève les gens, mais je pense qu'en ces temps où l'hypocrisie règne en maître, il doit se taire.

J'vais essayer de parler de choses plus joyeuses pour changer, allez.
J'ai passé cet après-midi avec Lénouh, alias Moot, alias ln(3) [ Ew vade retro ;_; ] et c'était sympa, ça m'a fait plaisir de la revoir, et Elodie aussi. [ Secrétaire d'Avocat comme boulot de vacances o_o ]
Sauf qu'au Mont Glacier on voyait les bus passer et... non seulement ça me tordait le ventre quand je voyais la Ligne 2, mais en plus, ces cons ont eu la bonne idée de faire des bus roses.
C'est immonde. J'ai d'abord cru à une hallu à cause de la chaleur, mais je me suis rappelée ce qu'Aude m'avait dit. Alors après la bande useless sur le Car Jaune qui dit " Le Conseil Général vous transporte " [ si je croise l'un de ses membres, je lui ferais transporter quelque chose pour le remercier. Une intense douleur. Owi. ] on nous balance des pinkeries emotiques. WTHIT.
Bref, après nous nous sommes rendues dans quelques check-points climatisés, accessoirement des magasins, où nous avons pu rire de maintes et maintes choses. [ c'est qu'elle capte mes délires le mouton, ou alors elle fait semblant n_n ] Entre autres, les fringues de merde à la Halle [ Ah c'est clair que l'espèce de loque avec un énorme papillon rose dessus, c'est trop fashion xd ] et la traduction créole quand tu récupères du fric au gabier. Just Epic.

En bref, un après-midi sympa, même si m'appeller Terroriste tout le temps ça va finir par m'attirer des ennuis j'crois. Ms g pa per g 1 AK-47 planké ds ms sakamin sisi tkt.
Le seul mauvais point c'était la chaleur. On a fait le centre-ville en mode jeu d'arcade 
" Toi marcher sur carrés d'ombre sinon toi mourir " x_x

J'ai bien aimé mais ce que je sais, c'est que sans quelqu'un avec qui parler et s'accrocher en mode bouée [ Lénouh ce magasin de fake bijoux là, ça s'appelle Réserve Naturelle... J'ai eu l'illumination et j'ai compris pourquoi: y'a tout plein de femelles en quête d'atours pour parader à cause de la saison des amours en fait. C'est un zoo. ] je ne serais pas sortie.

Tous ces gens... toute cette consommation, cette chaleur... ce n'est pas pour moi, ce n'est plus du tout pour moi, ça n'a d'ailleurs jamais été pour moi.




mardi 5 janvier 2010

Im in University. Plantin ze bomb.




Bon... allez je vais vraiment tout faire pour savoir cette **** de date de rentrée de ****.

* va voir pour la énième fois l'emploi du temps en ligne *


 -> Aucun planning publié pour la semaine 1

 -> Aucun planning publié pour la semaine 2

 -> Aucun planning publié pour la semaine 3

 -> Aucun planning publié pour la semaine 4

 -> Aucun planning publié pour la semaine 5

[...]

 -> Aucun planning publié pour la semaine 53

On pourra pas dire que j'ai pas essayé.

Bon, j'vais voir si mon wonder " Dossier Web " a été mis à jour, 
j'aimerais bien voir mes notes là.

-> Impossible de vous identifier pour ce service réservé aux étudiants inscrits à l'Université.
Si vous êtes étudiant, il peut s'agir d'une indisponibilité temporaire du service 
( merci de réessayer ultérieurement).

Temporaire oui oui olol ^^^^^^^^^ [ CENSURE ]

On va le faire " à l'ancienne " alors.

* appelle le numéro sur sa carte d'étudiante *


- BIP BIP BIP BIP BIP BIP...
- ...

* appelle le numéro sur le site de l'Université *


- Tuuuuuut.... tuuuuuuut.......tuuuuuut.....
- *espoir*
- Tuuuuuut.... BIP BIP BIP BIP BIP
- ... §


Bien sûr. Logique. Normal.

Non non, je ne suis pas énervée, pas du tout.

* sort le nunchaku *

C'est qui le con qui veut pourrir mes vacances en m'apprenant au dernier moment que je dois retourner à la fac ? Hein ? 
GO PVP.

J'exècre, j'ai une profonde haine pour l'incertitude. J'aime pas les " peut-être ", les " je sais pas ", les " c'est pas sûr " et toutes ces incertitudes incertaines ;_; omg

Tout comme j'ai fait mon wonder décompte pour le Bac, pour les vacances, etc, je veux ma cible là, Target Locked etc. 
Un repère, n'importe quoi, mais pas l'ignorance complète.

J'ai besoin d'un ... temps d'adaptation et de préparation psychologique quand à la reprise des transports en commun à destination de cette Fac de merde.

Et de savoir que ça peut reprendre du jour au lendemain, ça me donne un peu la gerbe en fait.

Le seul moment intéressant, c'était celui où il y avait les partiels. 
Je n'arrive pas à croire ce que je viens d'écrire, et pourtant si, j'ai presque apprécié ces examens, et même le rapide exposé sur les bio-carburants aussi, ils m'ont paru préférables à toutes ces heures de cours imbuvables avec des gens que je ne peux pas voir en peinture.

Au moins, en exam, ils la ferment leur gueule. Et puis ça fait un genre de défi à relever. Presque. J'avais espéré des cours suffisamment intéressants et difficiles pour remettre ma vieille machine de la motivation en route, et faire fi des gens autour, mais même ça je ne l'ai pas eu. Enfin, juste au début, mais c'est une autre histoire, je ferais certainement un article sur l'Université, j'attends juste de reprendre pour bien me défouler dessus.


lundi 4 janvier 2010

Où l'on parle d'ordi qui explose, de Skyzophrénie et de pièces de Théâtre.

J'ai l'impression que j'arrive à faire rire les gens quand je suis triste, autrement j'ai un humour assez pourrave je crois. Étrange.
Ma mère m'a fait remarquer que mes joues n'étaient pas creuses en vacances, contrairement à la période scolaire. AHA. Je le savais que la Fac c'était le mal. Je le savais.

J'enchaîne les Epic Win nocturnes sur Irc, c'est marrant. J'aime n_n
Avant-hier, j'ai réussi à faire croire à un abruti con et vulgaire que son ordi allait flamber dans les minutes qui suivaient, c'était particulièrement jubilatoire.

[23:14] [djfogh] QUI EST LE PETIT SALA** QUI MET UN DECOMPTE -Robot5- Your computer will crash in 2 minutes.

Message envoyé par l'intermédiaire de mon fidèle fake bot, Robot5 :  
Your computer will crash in less than 1 minute, please reboot before data destruction.

[23:14] *** djfogh has quit (Read error: Connection reset by peer)

Pwned.
A refaire avec le/s prochain/s boulet/s qui se connectera/ront, je sens que je vais bien m'amuser. Sans excès bien sûr, sinon ça auto-saboterait la chose.
Comment ça sadique ? Moi ? Mais jamaiiiiiiis voyons. ♫

Et donc hier soir, j'ai débarqué sous le pseudal de " Sakura93 ",

une newbie 

[21:37] [Sakura93] cmt on fer pr joué svp? 
[21:45] [Sakura93] PK GDOI ALLER EN PRIVE ???? 
[21:42] [Sakura93] il fo ke je done mn adresse email c ekri
[21:42] [Sakura93] g c pa cmt fer mdr

kikoolol

[21:38] [Sakura93] ms c du fransais kestudis toi mdr
[21:45] [Sakura93] cmt on fé pr avoir 1 serveur svp ?
[21:46] [Sakura93] pcke g ve joué moi lol ^^  

qui a étonnamment bien réussi à faire réagir plein de monde

[21:40] [Grenadxxor] Ici vous n'êtes pas sur votre téléphone... Vous êtes sur un canal de discussion IRC et ici on parle un langage que les humains peuvent comprendre...
[21:44] [Millyna] "ms pk g de bone note en frencé prtan " c'est un fake... T_T dites moi que c'est un fake...
[21:44] [Grenadxxor] Nan tu rêves pas, c'est pas un Fake.

J'ai particulièrement apprécié la fin :D

[21:51] [Sakura93] Hum, quelqu'un aurait-il l'aimable obligeance de m'indiquer la manière de procéder afin de créer un personnage archer s'il vous plaît?
[21:52] [Millyna] o_O

Un/e non-habitué/e d'Irc, en particulier des Chans Jeux, aura ptet du mal à trouver ça drôle, mais il faut savoir qu'on en voit passer pas mal des énergumènes de ce genre, et c'est assez amusant de se faire passer pour l'un d'eux 
et de voir les réactions x)
Personnellement, j'ai trouvé ça hilarant et je me suis bien marrée derrière mon écran :')

En fait c'est pas si dur que ça de jouer un rôle. Le plus difficile est de savoir doser, car on peut être tenté d'en rajouter une couche pour accentuer certaines caractéristiques du personnage, ce qui le rendra au final irréaliste et lourd.

Rôles. Théâtre. Souvenirs de Collège qui reviennent...
J'avais été "Metteur en scène" une fois, une expérience sympa quoique assez complexe sur le moment. Et puis à la fin, je m'étais tellement investie pour le jeu de rôle de "mes acteurs", pour le déroulement de la pièce dans son entièreté, que j'en ai presque oublié mon propre rôle, car je devais jouer aussi. 
Improvisation FTW, ça va devenir ma devise à la fin je crois.

Et puis pour les TPE, on avait organisé notre exposé comme une pièce également, et je m'étais presque déguisée pour le coup. J'avais emprunté les talons de ma maman.
Silver. Talons. Aga.
M'enfin, foutaises que les chausses, une fois que le show commence, que le diaporama débute, je m'étais oubliée, comme toujours quand elle arrive. L'autre moi, celle qui se dévoile quand " les choses sérieuses commencent ". 
Je la surnomme Auto-Pilote, parce qu'en général quand elle arrive je ne contrôle plus rien, ou pas grand chose. 
Elle parle et puis voilà, c'est fini.
Le passage de "contrôle", ou le switch de personnalités est assez étrange.

Elle s'avance, les yeux baissés, la démarche plus ou moins raide.
Dépose sa feuille si elle en a une dans les mains, relève la tête.
Coup d'oeil circulaire, découverte du public, des gens, du jury. Elle baisse la tête.
Inspiration. Expiration. Soupir. Elle relève doucement la tête.
Passage de relai.
La peur et la tension dans ses yeux s'évaporent comme par magie. Le tremblement de ses mains, de ses jambes s'estompe progressivement. Son air surpris, ahuri ou inquiet fait place à une attitude presque sévère. Léger froncement de sourcils. La gorge nouée se dénoue. Raclement de gorge, pour s'éclaircir la voix et obtenir le silence.

Elle parle.
Activation du Mode Auto-Pilote achevée, Couverture d'assurance et de confiance en soi prête à l'emploi.



Dans cet état d'esprit, je peux tenir tête à n'importe qui, improviser sur presque tout et n'importe quoi.

Alors que dans la vie de tous les jours, il suffit que j'atterrisse au milieu d'un petit groupe de gens qui brusquement focalisent tous leur attention sur moi pour que je bégaie, stresse et perde le contrôle. En vérité, j'ai besoin d'un petit laps de temps pour trouver ma contenance, le temps de planquer ma timidité au placard.

Bien étrange art que celui du Théâtre. Car en vérité, n'est-ce pas l'Art du Mensonge ? 
Faire croire aux spectateurs que des relations existent entre les protagonistes, mimer une scène d'affliction, d'affection, de colère, sans que rien de tout cela ne soit réel.
Certains acteurs poussant la performance jusqu'à réussir à sublimer leur interprétation et faire pleurer le public. Inutile de rappeler ces films qui atteigneraient les cœurs des plus endurcis [ Gladiator T.T ], et ceux qui ont sur faire rêver des générations de filles à un wonder prince charmant. Ainsi, le mensonge ferait toucher du doigt la "perfection" du sentiment.



Pourquoi? Parce que les acteurs sauront optimiser et doser au millimètre leur "engouement", dans le sens de dire et faire des choses "irréelles", qui toucheraient presque cette lourdeur citée plus haut, en se tenant à sa limite.
C'est ainsi qu'Orlando Bloom [ dédicasse :D ] et ses copinous arrivent si bien à faire hululer ces demoiselles, en faisant miroiter un idéal qu'ils ne ressentent pas, mais arrivent justement à interpréter quasiment parfaitement car cette illusion de sentiment n'est pas "parasitée", au contraire du véritable sentiment. 

Players - Pliars

Car le vrai sentiment a des failles, des défauts, ce que beaucoup oublient. 
Et les films, les pièces de théâtre n'arrangent pas les choses, bien au contraire. Car en voyant défiler les stéréotypes du prince charmant [ encore lui u_u ], du meilleur ami, du frère idéal, de la famille idéale, etc... la comparaison est inévitable, alors qu'elle ne devait pas avoir lieu d'être. Et elle fait mal car elle oppose la réalité brute, imparfaite, et le rêve, inaccessible et utopique.

Les livres aussi sont pas mal dans le genre " Je te fais rêver à quelque chose qui ne t'arrivera jamais. " Parce que ok l'ami fidèle qui se sacrifie en coupant sa corde au sommet de l'Everest pour que son copinou survive, je veux bien, mais dans la vraie vie, combien le feraient réellement ? Y'a t-il un Sam dans la salle, qui serait prêt à m'accompagner au Mordor ?
Et puis le beau gosse [ bg tkt ] ténébreux romantique sérénade bisoux bisoux fleufleurs perfecto amore mio etc, ça sent le fake à mille lieux à la ronde. [ et les Dom Juan ça pue dtf, m'enfin y'en a qui aiment donc bon. ]

Je vais vous épargner le chapitre sur l'importance primordiale du physique dans ces mêmes films, même si dernièrement, il y a une espèce de remise en question, mais vu que ça finit toujours par " on lui fait un relooking de la mort et *pouf* magie c'était une trop belle fille camouflée en fait. " on est encore loin du film qui va vraiment révolutionner tout ça.

Je pense... que la beauté du sentiment, quel qu'il soit, réside justement dans ses failles, qui le rendent terriblement fragile, et infiniment précieux.

La véritable joie ne se trouve pas dans un interminable échange de sourires colgate mielleux, mais dans la succession de bons moments entrecoupés de mauvais moments qui viennent rehausser le bonheur des jours heureux.

Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !

Alterner une mer d'encre et un "mauvais" temps dans les flots de la vie 
ne font qu'augmenter l'amour du calme après la tempête.
Tandis qu'une croisière sans anicroches ne pourrait expérimenter la solidité et la résistance du bateau, 
et la faire apprécier à sa juste valeur.
Seulement il ne faut pas tomber dans "l'excès" d'un côté ou de l'autre. 
Des vagues trop fortes pourraient très bien faire couler le navire.
Il faut bien parler d'une part de tristesse dans la joie, pour la rehausser, mais pas de joie dans la tristesse.

Je voudrais revenir sur cette idée de rôle et de sentiment, en l'illustrant par mes propres expériences.

Pendant mes années collège, de nouveaux voisins sont arrivés, s'installant dans l'appartement juste en dessous du nôtre. Il y avait 3 enfants, un petit garçon de 6-8 ans, une fille de 11-13 ans et une autre de mon âge. Nous avons fait connaissance, et sommes devenues des amies, et notre proximité favorisait la "croissance" de notre amitié, 
du moins c'est ce que je pensais à l'époque.
" Monte voir un film ", " Descends jouer à la console ", etc. 

J'y ai cru, stupidement, naïvement. Jamais une dispute, jamais de bouderies ou d'engueulades, juste une parfaite harmonie.
En vérité, je m'étais fait avoir comme une bleue. Je connaissais pas mal de monde, et tout le monde ou presque me connaissait au collège. Elle le savait, et elle a du cerner mon caractère, car une fois inscrite dans ce même collège, je m'étais fait une joie de la présenter comme mon amie, présentations, etc.

Une fois bien intégrée, elle est partie en me jetant mon amitié à la figure. N'étant pas du genre à tourner autour de la question autour du cercle qui entoure le pot, je lui ai directement dit le fond de ma pensée. Ça a été l'unique dispute que nous avons eu, la première et la dernière, car après elle, notre "amitié" n'était plus que cendres.
Par la suite, j'ai découvert sa véritable nature: un caméléon. Le caméléon change de couleur en fonction du lieu où il se trouve, ce qui fait qu'il se fond très facilement dans le décor.
- Tu aimes le bleu Silver ? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau ! 
- Tu aimes le rouge Kévin? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau ! 
- Tu aimes le noir Machin ? etc.
Aujourd'hui, je lui tire mon chapeau, car ce sont les acteurs, les menteurs comme elles qui arrivent à s'intégrer et se faire accepter en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Normalement, on apprend pas aux vieux chats à faire la sieste. Et pourtant.
L'année d'après, une autre situation, assez similaire tout en ayant ses propres caractéristiques, s'est présentée.
Je ne vous apprendrais pas grand chose en disant qu'au collège, voire au lycée et même plus tard, les élèves évoluent dans un système commun, mais qui présente un certain nombre de planètes. 
On citera les gothiques, les lolitas, les sportifs, les pouffes, etc. 

Dès son arrivée, l'élève lambda doit choisir la planète autour de laquelle il gravitera, en apprenant ses codes et tout ce qui va avec. Seulement, parfois, il y a changement d'orbite. L'élève va sortir de l'influence de son ex-planète et va partir à la recherche d'une autre. Sauf qu'entretemps, il n'a plus rien autour de quoi tourner. C'est pourquoi il va instinctivement se tourner [ remarquez le superbe pitoyable JDM ] vers une planète, une étoile ou une comète de substitution.
J'étais une comète. Vous savez, ces astres qui ne font que passer à proximité des planètes, sans tourner autour. [ y'en a qui s'écrasent dessus défois je crois, mais c'est une autre histoire. ]

Jamais je n'ai été un membre à part entière d'un quelconque groupe, je parlais à tout le monde, sans exceptions. 
Alors forcément, quand on a plus de planète et qu'on ne veut pas être seul, qui est-ce-qu'on va voir ?  

* tire son vieux chapeau de pirate et fait la révérence *

Le truc marrant, c'est que du coup, ce sont mes codes, mon orbite qu'on prend comme repères. Pitoyable.
Les gens qui me tournaient autour se confectionnaient un rôle, histoire de me "plaire" et de se faire accepter le temps nécessaire. Le temps nécessaire pour repérer une planète qui correspond à leurs attentes et de se recréer un personnage qui correspondrait cette fois aux codes de conduite, vestimentaires, et de pensée de la dite planète.

Mais j'ai quand même été assez stupide pour me faire avoir une seconde fois. Cependant, c'était bien la dernière, même s'il y a encore eu des tentatives de contact par la suite, plus personne n'a plus osé me tourner autour. Amertume et Expérience étaient mes satellites gardiens, plus personne n'allait profiter de moi, plus personne n'allait se servir de moi comme d'un jouet de substitution qu'on balance dans un coin une fois qu'on a trouvé ce qu'on cherche.

Et ce n'est qu'aujourd'hui que je me rends compte que l'amitié que je cherchais n'était qu'un mirage, une illusion en laquelle je plaçais tous mes espoirs. Car quelqu'un avec qui vous êtes toujours d'accord, sur tous les points, quelque soit le sujet ne peut être qu'un maudit menteur. Ce n'est pas la véritable amitié, ce n'est pas une amitié.


Mais quelqu'un qui ose vous dire non, je ne suis pas d'accord avec toi, non, moi je n'aime pas ça, fait intervenir sa vraie personnalité, ses propres goûts.
Il "ose" aller à l'encontre de vos opinions sans crainte de vous déplaire. Et tant pis s'il y a dispute, s'il y a conflit, car le mot réconciliation n'existe pas pour rien.

Ceci dit, même dans ce genre de situations, on ne sait jamais vraiment. Au fond, nous jouons tous le rôle de notre propre vie, nous réagissons parfois à l'encontre de nos réels sentiments et opinions, et c'est peut-être plus facile pour certains de s'incliner devant la majorité plutôt que de défendre ses propres opinions.

D'ailleurs les gens préfèrent ce genre de... ben de gens tiens, [ enjoy répétitions. * s'enlève 1 pt * ] au final tout le monde moutonne pour se faire accepter des autres moutons. 
Epic lol en fait.
Tout le monde a peur du rejet, et vu que tout le monde [ * - 2 pts * ] a également peur de la différence, ils évitent de paraître différents pour ne pas se faire rejeter.

CQFD: l'être humain est con.

CQFD²: Je comprends pourquoi je deviens misanthrope.





C'est bien pour ça [ punaise je suis trop fière de ma chute xD ça tombe à pic ] que je terminerais sur cet extrait de la pièce de Molière, auteur vu et revu au collège et au Lycée, Le Misanthrope.



ALCESTE. - Non: elle (1) est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l'injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès :
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux et son ton radouci
N'imposent qu'à des gens qui ne sont pas d'ici.
On sait que ce pied-plat (2), digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois s'est poussé dans le monde;
Et que par eux son sort de splendeur revêtu
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne (3),
Nommez-le fourbe, infâme et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue :
On l'accueille, on lui rit, partout il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue (4), un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit remporter.
Têtebleu ! Ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l'approche des humains.

(1). Il s'agit de l'aversion d'Alceste pour ses semblables.
(2). Terme méprisant qui désigne un rustre.
(3). Ne trouve personne qui lui apporte soutien et garantie.
(4). Action de postuler pour un rang ou une fonction.



Étrangement, il me semble que si je devais interpréter cet extrait [ je ne me prononcerais pas pour le reste de l'œuvre que je ne connais pas. ], je n'aurais pas vraiment besoin de faire grand chose, ce serait presque naturel.