vendredi 18 décembre 2009

Let's walk together again.




Le vrai plaisir des disputes est la réconciliation. 


Parce que sans altercations, sans aucune difficulté à surmonter, 
blessures à pardonner, peut-on vraiment parler d'amitié ?


Je me demande.


J'ai envie de continuer à marcher, de continuer à y croire.






J'espère ne pas me tromper, je ferais tout pour que ce ne soit pas le cas.

Prouvons que l'eau et le feu peuvent marcher côte à côte sans se détruire.






Il y a une indéniable beauté et une sérénité dans ces images qui veulent décrire l'amitié...

I can't escape this hell - So many times i've tried.

Au fond, je pense que je le savais, et que c'est bien pour ça que j'ai repoussé les limites du dodo jusqu'à 2h00, fait assez rare.
Je savais qu'elle m'attendrait au réveil, j'en avais senti les prémices. Comme une lueur au loin, sauf que cette lueur est noire.

La nuit se passe, j'ai l'impression qu'elle a été une suite de flash, de micros-réveils suivis d'une retombée immédiate dans le sommeil. Jusqu'au matin, 6h00. Seulement quatre petites heures après.

J'ouvre les yeux, me force à aller jusqu'à la cuisine d'un pas chancelant, et d'une main tremblante, j'avale mes cachets suivis d'un verre d'eau. Ils sont censés ôter le mal, mais ils ne font que l'atténuer, me concernant, et encore. Une sorte de bouclier qui tiendrait courageusement, avant de voler en éclats.




Elle est là. La douleur, la souffrance.
Me mets à genoux en un tournemain, sort son épée de son fourreau et l'enfonce dans mes entrailles. Spasmes incontrôlables. Je perds le contrôle, ma tension baisse, encore, encore... ma tête s'engourdit... ET PUIS NON.

Je me bats, je lutte, je finis à terre, abandonne, relève la tête, rechute, attends la fin du supplice en espérant une mort rapide. Je la hais. Je la hais parce qu'elle me réduit. Parce qu'elle tracasse mes parents, parce qu'elle me visite souvent, trop souvent. Depuis mon enfance, elle lacère mon point faible, faiblesse héréditaire. Et plus je grandissais, plus elle venait me voir.

Elle me rend faible et je déteste ça. Combien de fois me suis-je accrochée avec rage à ma conscience, m'interdisant de faillir devant les gens, au milieu d'une cour de récré, en plein cours, en pleine rue. Elle s'acharne, encore et encore, jusqu'aux larmes, jusqu'à ce que mes yeux deviennent vitreux, plongés dans le vide. Jusqu'à ce que je vois le précipice de la folie, celle qui renie toute douleur, celle qui se saisit de ton esprit, te sauvant et te condamnant par le même geste. Non. Je cligne des yeux et la voilà qui relance trois assauts en même temps.

Et son épée devient feu, devient glace, se multiplie dans mes entrailles, portant la douleur à son paroxysme.
Maman. Qui s'est réveillée et qui s'inquiète, qui veille sur moi. Non non, ça va, non non, tu ne peux rien faire de toute façon, retourne dormir, ne me regarde pas dans cet état, détourne le regard, s'il te plaît... Mais non, elle ne veut pas, elle ne peut pas dormir en sachant dans quel état je suis. Après tout, je n'ai pas à avoir honte devant elle, c'est ma mère. Mon père n'est pas là aujourd'hui, au moins il y aura un témoin de ma déchéance en moins.

Le froid. Une douche froide, une poche de glaçons, de l'eau, encore et encore. Le froid me ramène de l'enfer, il m'enveloppe et m'anesthésie, accentue mon visage blême mais le rend plus serein.
Soigner par le froid. Car en l'absence de remèdes, j'ai du chercher toute seule, et que je l'ai finalement trouvé.

Finalement, aujourd'hui elle ne m'a pas totalement laminée. Je n'ai pas eu de baisse de tension assez importante pour perdre conscience, et ça n'a duré "seulement" qu'une heure et demie approximativement. Elle semble être partie, mais a incrusté en moi cette peur, cette hantise de la voir revenir à n'importe quel moment, peu importe la situation.

Car au final, elle revient toujours.

Et quoi qu'en dise cette chanson, il n'y a personne pour mettre fin à ce cauchemar.

L'Inter-Jour.

Depuis que je suis petite, j'ai toujours été émerveillée par le passage 23:59 - 00:00.

Comment le passage d'un jour pouvait-il se faire aussi rapidement ? Quand on était à l'extérieur, et je me rappelle en particulier d'un jour, ou plutôt d'une nuit où nous étions à l'aéroport, je regardais le ciel étoilé, et j'avais l'impression de vivre un moment spécial.

Aujourd'hui, tandis que je bavardais allègrement avec mes chers confrères sur IRC, mon regard s'est figé sur l'heure de mon PC, qui indiquait bien 0:00, pas une minute de plus ou de moins.

En ce moment, à l'Île de la Réunion, nous sommes le Vendredi 18 Décembre 2009. Ceux à qui j'étais en train de parler sont encore à Jeudi. Ça m'a fait sourire sur le moment.

Et puis je me suis rendue compte que je parlais à des gens qui étaient à des milliers de kilomètres, dans les 9500 kilomètres environ, un peu plus ou un peu moins.

Et là-bas, il neige, et il fait froid. Ce froid qui m'a vu naître, dans la ville de Bruxelles il y a 18 ans de cela, ce froid qui, malgré toutes ces années, me couvre encore, fait partie de moi. Il ne m'effraie pas, quoi qu'on me dira.

Ici, il fait chaud, voire infernal par moments. Même si pour le moment, vu que ce cher soleil éclaire l'autre côté de la planète, ça s'est calmé.

Autre plate-forme d'échanges virtuels, autres contacts. Eux, du moins, la plupart, je les ai déja vus IRL, et je les vois encore, même si beaucoup sont partis également. Et pourtant, nos contacts sont beaucoup plus "superflus", et plus rapides, plus terre à terre. Enfin, je généralise, encore une fois.

Au final, je m'attache, j'ai des contacts plus... amicaux ? approfondis ? - Je ne trouve pas de terme qui convienne - avec des gens qui, au final, sont des inconnus. J'ai voulu délocaliser les liens que j'ai pu avoir IRL vers l'IVL, afin de me détacher progressivement des gens, ne plus éprouver de besoin d'interactions avec eux.

Mais est-ce une bonne décision ?
Mon coeur froid approuve, car un lien virtuel semble tellement plus fragile qu'il se brisera facilement le moment venu...
Mon coeur brûlant désapprouve, car il tisse des liens, il les consolide, et leur accorde - est-ce une bonne chose ? - quasiment autant d'importance qu'à un lien dans la "Vie Réelle".

En fait, cette envie de remplacer l'amitié IRL par l'amitié IG n'était qu'un leurre du Coeur Froid.
En vérité, c'est une compensation que souhaitait avoir le Coeur Chaud.
Ou un mélange des deux, qui sait.

Je le savais, que mon pic de folie atteignait des sommets à Minuit, je le savais.

Je me demande bien dans quel drôle de chemin je me suis engagée... J'ignore où il mène, et s'il mène quelque part.

Ahlala. La vie aurait été bien moins complexe si j'avais été un Panda Roux.


jeudi 17 décembre 2009

Find your own way.




La route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant, loin en avant, la route s'étire
Et je dois suivre, si je le puis,
La parcourant d'un pied avide,
Jusqu'à ce qu'elle rejoigne quelque voie plus grande
Où se joignent maints chemins et maintes courses.
Et vers quel lieu, alors? Je ne saurais le dire."


- J.R.R. Tolkien, "La Communauté de l'Anneau"

mercredi 16 décembre 2009

Just Smile.




Un sourire, allez. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été de bonne humeur, j'ai l'impression que ça remonte. Ça va un petit peu mieux, mais quand même. Ça montre bien à quel point la Fac peut traumatiser un enfant innocent, mais c'est une autre histoire, ne parlons pas de malheur >.>

Mais bien sûr, il suffit que je ris un peu plus que d'habitude pour que Dame Malchance pointe le bout de son nez pour tout faire foirer.
Par exemple, tout à l'heure, j'ai reçu ma clé pour la Bêta-Test de Allods, le F2P MMORPG Russe qui commence à faire parler de lui.

[16:15] [Silver] J'AI LA CLE §§§ Epic win *_*
[16:15] 
[Silver] screen Celsius` :o
[16:17]
[Silver] YOUHOU /o/
[16:17] * Silver fait la danse de la victoire
[16:17]
[Silver] cette chanson me porte chance *___*
[16:17]
[Ecrevisse|afk] k
[16:17] * Silver douzin même Ecrevisse|afk pour la peine


La fameuse chanson étant cette magnifique, sublime, extraordinaire musique farpaitement remixée:


IMMD comme on dit chez les copinous anglophones. [ It made my day, je précise au cas où ]

Limite j'ai envie d'apprendre à faire dans la musique à partir du 0:36 *_*
Je suis fan des passages doux-dur.

Alors recevation inattendue de clé + wonder musique + d'autres petites goutellettes de bonheur =

[16:22] [Silver] tain je pète la forme là ça roks
[16:23] * Silver saute sur Celsius` et Ecrevisse|afk et leur fait un bizoo
[16:23] 
[Silver] \o\
[16:23] 
[Silver] /o/
[16:23]
[Ecrevisse|afk] k
[16:23]   \o/
[16:23]
[Ecrevisse|afk] wer


Et là, c'est le drame.


Prérequis Système

Votre ordinateur personnel doit respecter un certain nombre de prérequis afin de jouer à Allods. Veuillez vous assurer que votre système réponde ou excède les critères suivants.

Windows XP, Windows 2000, DirectX 9.0
Intel Pentium III 1,5 GHz
RAM 512 Mo
Résolution d'écran 800x600
Carte son compatible DirectX, souris
4 Go d’espace disque dur libre
Connexion Internet: 28800 (en solo) / ADSL 56k (en groupe)

NVIDIA GeForce FX 5200 64 Mo / ATI Radeon 9600 64 Mo

 /!\ Error System /!\

ATI Radeon 9250.

[16:33] [Silver] nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
[16:33]
[Silver] nnnnnn
[16:33]
[Silver] nn
[16:33]
[Silver] ...
[16:33] * Silver pleure
[16:37] * Celsius` console Silver
[16:38]
[Silver] Pwned by graphic card T.T

Bref, ça reste un peu en travers de la gorge, mais bon. Au moins je n'avais pas dl le client et commencé à m'extasier sur la classe du perso que j'aurais pu jouer, etc.

Ouin ;_;

C'est décidé, je vais économiser pour l'ATI Radeon HD 3870. Je l'aurais sans doute dans 10 ans mais je l'aurais. Un jour ¤_¤ [ ou pas =_= ]


Bref.

Et à part ça, rien de bien spécial. Donc voici un chat avec un rubicube.





Ah, à propos de WTF, j'ai trouvé une dérivée plus marrante: " What the heck is that ? " ou WTHIT, j'avoue que l'abréviation est pas jolie jolie, mais ça me rappelle le tout début de Tales of Phantasia, avec le méchant etc, osef ok ok je pars.

Pfiew.


C'est marrant, j'ai l'impression d'être blasée et contente en même temps. C'est trop con x)

En fait... je pense qu'il ne faut jamais rien attendre des autres. Faut apprendre à laisser les choses se faire, apprécier les actions positives lorsqu'il y en a et rien d'autre. De cette manière, on sera toujours surpris lorsque quelque chose de bien arrivera, tandis que lorsqu'on attend, les points négatifs viennent peser, parce qu'on avait pas pensé à eux.

J'ai envie d'apprendre à faire ça. J'apprendrais. On peut même généraliser cette manière de penser à tout plein de choses d'ailleurs. Attendre qu'il fasse moins chaud est stupide, autant continuer sans rien espérer, pour se faire agréablement surprendre par un vent frais sorti de nulle part.

Je veux également apprendre à ne plus avoir d'habitudes, bonnes ou mauvaises. Car elles finissent par devenir des sortes de balises, des chemins qu'on connaît par coeur, et qui nous désorientent lorsqu'elles disparaissent.

Que dire d'autre ? Eh bien mon cher lecteur [ si tu existes ] j'espère que tout se passe bien pour toi, et que tout marche comme tu l'entends.

Je trouve... que les gens ont toujours tendance à chercher des excuses pour se dire des paroles gentilles, des prétextes. Si seulement tout le monde le faisait, comme ça, naturellement, sans raison. La vie serait peut-être un peu plus joyeuse...

Alors merci. Merci de me lire et de prendre quelques minutes de ton temps pour passer me voir à mon refuge, tu seras toujours le/la bienvenu/e, j'espère que tu le sais.

Sur ce, je me retire et vous souhaite une bonne fin de journée ^^


Ps: Lexique des quotes Irc -> douzin/dousine/douzine/dérivées = hug \o/ et nous faisons exprès de parler en "èçémaisse" pcke c treau laule mdr +++

Fear.

Ma chambre était plongée dans le noir complet. Il était partout, tout autour de moi, et fermer les yeux ou les ouvrir revenait au même. La faute aux volets clôts, qui me plongeaient chaque soir dans cette obscurité sans failles. Cette mesure de précaution s'avérait néanmoins nécessaire, de par la présence dans les alentours, de bandes de voleurs qui n'avaient pas peur de grimper. Notre maison était vieille, mais dans ces terres dévastées par la pauvreté, elle devenait objet de convoitise.

Je m'étais plus ou moins habituée à cette sensation d'oppression, d'étouffement due à l'absence d'air et à l'obscurité. Le plus dur était l'attente du marchand de sable, ensuite, peu importait le reste. Mais quelle attente...
Les yeux rivés vers la zone de noir qui devait être le plafond, j'écoutais ma propre respiration, ainsi que l'interminable tic-tac de l'horloge. Par moments, ce dernier devenait presque une berceuse, tandis qu'à d'autres, il m'obsédait et me rendait dingue.

Les rares fois où je toussais, la résonance de la chambre me mettait mal à l'aise. Comme si ce bruit était inopportun, qu'il y avait d'autres occupants à ne pas déranger. Mais il n'y avait pourtant personne d'autre à cet étage, seulement moi. Je me surpris néanmoins à non seulement me forcer à toussoter au creux de mes mains, mais aussi à bouger et me retourner avec délicatesse, par gestes mesurés, afin d'éviter de faire grincer les vieux ressorts du matelas. Je ne savais pas pourquoi je le faisais, mais cela me rassurait.

Pour oublier cette étrange manie qui me minait, je me focalisais à nouveau sur l'infatigable tic-tac.  Je l'attendais, inconsciemment ou non. Ce moment où le laps de temps entre un tic et un tac s'allongeait, progressivement mais rapidement, comme si le temps ralentissait.
Car c'était là que ça arrivait. Cet infime, presque imperceptible grincement du plancher, et l'horrible, l'infernale sensation de sentir la présence de quelque chose devant la porte. Elle était pourtant située à l'opposé de mon lit, tout au fond, et j'étais, comme pour le reste de la chambre, bien incapable de la discerner dans le noir.

Nerveusement, je me recroquevillais en fœtus, m'agrippant à mes épaules nues. Un débardeur s'imposait en ces temps de chaleur, mais à ce moment là, une espèce de froid malsain se diffusait dans la pièce, me glaçant jusqu'aux os. 

La Peur. Elle savait rabattre mes défenses en un unique souffle, titillant mon imagination, la libérant de ses chaînes pour la vouer à ma perte. Elle s'insinuait en moi, engourdissant chaque membre dont elle prenait possession, accélérant le battement de mon cœur, serrant ma gorge dans un étau glacial qui me faisait haleter et transpirer d'une sueur froide. Cette ombre qui au départ naît d'une goutte noire s'étend à une vitesse phénoménale, torrent qui faisait cavaler sur mon échine des frissons qui continuaient leur route le long de ma colonne vertébrale.

Il n'y avait pas de bruit de pas, plus de craquement du vieux parquet. Mais il y avait dans l'air une lourdeur quasi surnaturelle, et la certitude absolue de la présence de quelque chose qui n'était pas là quelques minutes auparavant.
Mon immense lit de princesse me paraissait à la fois trop grand et en même temps trop petit. Et je n'avais même pas de couverture pour m'offrir un semblant de protection. L'horloge s'était arrêtée, remarquais-je dans un instant de lucidité, où la panique qui me submergeait se rengorgeait.

Les ressorts de mon matelas couinèrent avec douceur. Mais je n'avais pas bougé d'un pouce. La lourdeur se confirmait, je pouvais deviner, par l'inclinaison du matelas, une sorte de creux, de ceux qui apparaissent quand quelqu'un s'assoit au bord d'un lit. Lentement, je rouvris les yeux que j'avais fermé, tout en retenant ma respiration et m'empêchant par toute ma volonté de regarder vers la droite, là où il y avait ce qu'il y avait. Car je savais que je ne pourrais de toute manière rien voir, que cette cécité m'horrifierait encore plus, d'autant plus qu'elle n'était sans doute pas réciproque.

Avec encore plus de lenteur, je m'allongeais sur le côté gauche, donnant le dos à ce qui avait fait le creux au bord du lit. Un grincement encore plus prononcé se fit alors entendre, accentuant le creux, comme si quelqu'un s'allongeait. Je pense qu'à ce moment là, j'étais à deux doigts de sombrer dans la folie. Ma nuque me brûlait atrocement, comme si des milliers d'yeux s'étaient fixés sur elle. Puis la sensation de chaleur disparut, remplacée par un souffle frais, un imperceptible soupir. 

Silencieusement, je hurlais de toute mon âme, tandis qu'en moi se battaient l'envie de frapper à l'aveuglette ce qui était juste derrière moi, et celle de me lever d'un bond et de me ruer vers la porte. Incapable de choisir, je restais donc immobile, le cœur aux bords des lèvres.
La porte était trop éloignée. Je me ferais rattraper. Et j'avais étrangement la certitude que ça avait fermé la porte, que je ne pourrais pas l'ouvrir. Ne restait comme issue que la fenêtre, et nous étions au 3ème étage. Seulement, elle était plus proche, plus facile à atteindre, car elle était ouverte, et seuls les volets l'obstruaient.

C'est alors que quelque chose de froid et d'indéfinissable se posa sur ma nuque, descendant sans hâte, parcourant mon dos en faisant fit de mon vêtement, et s'arrêtant au niveau des omoplates.

Mes yeux se révulsèrent et mon cœur sembla s'arrêter, tout comme l'horloge. Dans un hurlement bestial, je me jetais hors du lit, chutant et terminant sur les genoux, avant de me relever, me ruant vers la fenêtre, tâtonnant à leur recherche et ouvrant les volets avec fracas avant de découvrir avec horreur que l'obscurité extérieure était identique à celle qui régnait dans ma chambre. Impénétrable.

Mais l'urgence et la panique me donnèrent des ailes, et, la bouche ouverte sur un cri muet, je sautais dans l'abysse. En chute libre, ma voix revint alors et résonna depuis les profondeurs de mes entrailles, et je hurlais, hurlais, hurlais...

Avant de me réveiller, échevelée, transpirante et haletante. 
Fébrilement, je passais les mains sur mon lit, ne rencontrant rien, pas de creux, pas de corps.
Exténuée par cet horrible cauchemar, je me laissais retomber sur mon matelas, fermant les yeux avec soulagement et reprenant mon souffle.
L'horloge tique taquait presque joyeusement, achevant de me rassurer.
Avant de ralentir, peu à peu.
Non.
Pas encore.


___________________________________





___________________________________

C'est bien la première fois que j'écris quelque chose dans ce registre, celui de la peur. Je ne sais pas si j'y suis arrivée, [ j'crois pas nan ] mais si jamais tu as eu un millième de frisson, mon cher lecteur, dis le moi, ça me fera bien plaisir \o/ [ et si tu peux le lire tard la nuit ça serait bien aussi, mais je me tais, c'est déjà un miracle si j'ai plus d'un lecteur/trice n_n ]

Mais plus sérieusement, si je pouvais avoir quelques avis, des critiques surtout, ça m'aiderait beaucoup car je pense renouveler l'expérience.
Au pire, si vous avez la flemme, demandez au mec qui lit par dessus votre épaule. Comment ça quel mec? Mais il est juste derrière !
Regardez là, à droite il est... ah ben il est parti. Il avait une tête bizarre n'empêche. Passons.

Comment ça même pas peur ? Comment pouvez vous être sûr qu'il n'y avait personne ? Si ça se trouve, il se montre quand vous êtes concentré, et disparaît dès que vous vous retournez... comme maintenant. Allez, soyez pas timides, je suis sûre que vous l'avez fait n_n [ sisisisi avoue ] Roh, quelle mauvaise foi >.>

La Peur. Ce sentiment est devenu l'une de mes préoccupation, ces derniers temps. J'ai regardé quelques films d'horreurs [ avec un Paranormal Activity dans le tas, un joli Epic Fail d'ailleurs ] et j'essayais de comprendre mes réactions, mes sursauts. Pourquoi la peur ? Comment la peur, et comment ne plus avoir peur. Ce qui est impossible, car au final restera toujours la peur de la peur.

Ce texte englobe à la fois quelques passages d'une histoire [ faits réels ] qu'on m'avait racontée, le décor principalement, les volets fermés, le noir complet, etc; une grosse part d'invention; et enfin, des passages qui me ressemblent sur certains points.

J'ai de la chance d'avoir de l'imagination. Il ne s'agit pas là d'une auto-congratulation, seulement je suis consciente d'avoir +/- des capacités d'imaginer plein de trucs, très cons pour la plupart, mais que voulez-vous ? ^^

J'aime rêver et piocher dans les nuages quelques idées, quelques bouts de rêves... qui peuvent également tourner au cauchemar.
Car dans le cas où l'imagination se réveille à certains moments, elle peut agir comme un facteur "péjoratif" [ dans le sens contraire à mélioratif  ]
Ainsi, un "petit bout de peur" peut prendre des proportions beaucoup plus importantes, une fois que l'imagination s'en mêle.

Cette ombre là, j'aurais juré la voir bouger, et sa forme me fait penser à une silhouette humaine... ce ne sont pas des yeux là ? Et ça bouge en plus ! Sauve qui peut.

Ça m'a joué pas mal de mauvais tours, étant petite. Je ne pense pas être la seule dans ce cas d'ailleurs, seulement j'avais le chic de vraiment trouver des détails à la con qui me faisaient psychoter deux fois plus. Bref.

Alors, je m'intéresse à comment contrôler et comprendre cette peur, comment la surmonter. Dans mon cas, la colère est une bonne échappatoire. Car elle annihile tout autre sentiment, elle prend le dessus et détruit la peur. La colère peut vraiment être une bonne chose, car elle passe outre la timidité, la gêne, elle s'impose et le reste s'incline.

Un exemple simple: j'entends du bruit sur le balcon -> je flippe -> je fais mon scénario de oof omg flippage inside etc -> je me rends compte que c'est un voleur -> il se dirige vers mon PC => Je sors mon nunchaku et je le one-shot sans autre forme de procès. CQFD.

Voilà, voilà, j'arrête ici, pardon pour le pavé v.2 juste en dessous du premier n_n

J'attends avec impatience vos critiques virulentes, et vos confessions sur vos peurs les plus profondes 0.0 [ Moi j'ai peur des mannequins dans les magasins et des faux cheveux. Sisi. C'est beurk x_x ]

mardi 15 décembre 2009

Il était une fois.

Parfois, alors qu'on ne s'y attends pas, qu'on ne la cherche pas, elle arrive.
Et elle insuffle en moi des idées, un air de chanson, un sentiment, et termine par une pincée de motivation.

L'Inspiration. L'Imagination.

J'aurais voulu composer cet air qui a fait valser ma plume tandis que j'écrivais,
mais c'est là un talent que je n'ai pas.


Ça n'est sûrement pas joli, ça ne rime pas forcément, mais ça n'est pas fait pour.

Drôle de thème, drôle d'air. Drôle de texte. Mais texte quand même, et le voici:




_________________________



On pourrait croire que c'est un chat, un ours
Mais au fond on ne sait même plus
C'est l'histoire de cette vieille peluche
Qu'on a aimée, qu'on n'aime plus

Marquée par le temps et la vie
Les pleurs d'enfants et les sourires
Elle a perdu toutes ses couleurs
Mais a cette unique douceur
Que l'habitude et l'usure
Apportent au fur et à mesure




C'est l'histoire de cette petite peluche
Qui n'avait rien de particulier
Trouvée dans un vieux magasin
A côté d'un farfadet et d'une fée
Elle avait ces petits yeux noirs
Qu'on pouvait imaginer pouvoir voir
Mille et une choses fantastiques

Et puis on l'a oubliée
Sur le canapé du salon
Au pied de la chaise du bébé
Ou en danger sur le balcon
Car d'autres jouets sont arrivés
Rutilants et tellement brillants
Qui donc aurait pu se soucier
De cette boule de poils abandonnée

C'était la fin de ses aventures
Avec ses amis les pompiers
Terminée la course dans la p'tite voiture rouge
Car eux aussi ont été rangés
Oubliés dans un carton brun
Quelque part au fond du grenier

Compagnons oubliés, souvenirs effacés
Plus de câlins
De chagrins à consoler
Allez les peluches, au placard
Il n'y a plus d'enfants à amuser

Il est mort
Il n'existe plus
Le temps des silences
Remplis d'aventures
Quand l'enfant se laissait emporter par
Le vent des rêves, ce si beau pouvoir

Voler comme un oiseau
Parler aux animaux
Oublier
Le monde
Oublier
Les hommes
Oublier
Les problèmes de la vie
Les ennuis, les soucis
De tous genres

Rêver
D'un univers fantastique
Où les méchants deviennent gentils
Où les vilains loups ont peur des petites filles
Où l'on s'évade, où l'on s'échappe
Où le vent du bonheur
Nous emmène ailleurs
Où les arbres sourient, et les montagnes chantent
Et où les orages ne durent pas bien longtemps

Il est parti
Le temps des silences
Les temps des sourires
Des bonbons et des confettis
Des taches de chocolat et de confiture
Là où la vie
Semblait si jolie

La vieille peluche
S'est laissée emportée
Quelque part dans les nuages
Au pied d'un arbre à rêves
Où tout doucement
Elle s'est appuyée
A fermé les yeux
Pour se reposer


Ma petite peluche




 

 Moi je ne t'oublierais jamais...

 

lundi 14 décembre 2009

Wait & See



Attendre.

Un changement, un déclic, une tornade.
Attendre que ça bouge, que ça éclose, que ça existe.
Un sourire, la douceur, l'espoir.
Attendre le premier pas, être fatiguée de le faire tout le temps.
Un ami, un soutien, une épaule.
Attendre l'aube au crépuscule, la minuit à midi.
La vengeance ou le pardon, la rupture ou la réconciliation.
Attendre la pluie, l'orage, la foudre et le vent.
La mort de la crainte, des phobies, des pleurs.

Attendre.

La Fin de l'attente.




Combien de temps encore...

dimanche 13 décembre 2009

Bad Mood.

Ça devient vraiment infernal par moments. 
Cette chaleur qui s'insinue sournoisement dans les maisons, fait souffler un vent éphémère pour qu'on lui ouvre les portes, chauffe à blanc le sol sur les terrasses, les trottoirs, au point que lorsque la pluie tombe, on s'attendrait presque à voir de la vapeur. Et ce n'est pas parce qu'on ne la voit pas qu'on ne la sent pas.

Et le soleil, aveuglant, qui en devient blanc sur ce ciel souvent sans nuages.

Le cyclone aux alentours, au lieu de nous apporter la pluie diluvienne salvatrice, fait peser une atmosphère lourde quand les nuages survolent la ville. 

Il s'est désagrégé, mais semble se reformer.
L'île semble être sur sa trajectoire, mais il pourrait très bien l'esquiver.

Il fait chaud. Et c'est un euphémisme.






Le climat influence mon moral, de manière peu positive, il faut l'avouer. La lave est en train de bouillir, de monter lentement dans la cheminée volcanique

La moindre secousse, et des geysers de magma dansent un balet mortel. Fournaise.





Le Piton de la Fournaise, notre "fierté" locale. L'un des volcans les plus actifs au monde, de type éruptif.







Toujours est-il que le fait que mon humeur semble se calquer sur lui ne me réjouit guère.

L'énervement accroit la sensation de chaleur, sur les épaules, dans le dos, la nuque, la tête.

La moindre broutille, brindille qui aurait le malheur d'être sur ma trajectoire se voit crâmer illico presto. 

Clairvoyant celui qui a décidé de nous offrir cette période de vacances, à ce moment précis. 
Dans le cas contraire, j'aurais très certainement mis le feu à l'Université, au sens propre.





Le problème, quand on a un caractère de volcan, c'est que le chemin à faire jusqu'à la mer est long à parcourir, et qu'on n'y arrive pas toujours. 






J'attends avec impatience le soir, la nuit et l'aube, au moment où une fraîcheur sortie d'on ne sait où embrasse la ville et les dormeurs, avant de se volatiliser dès l'arrivée du soleil.

J'attends le moment où ce magma qui m'étouffe rencontrera la mer et sombrera dans ses froides abysses, purifiant mes pensées, pétrifiant ma colère et tous mes sentiments bouillonnants.








A moins que ce soit l'eau qui vienne au feu

Peut-être que ce phénix de cyclone nous apportera une trêve, je l'espère bien.

vendredi 11 décembre 2009

Withered Blue Rose.

Je suis réputée pour ma non-affection des robes, jupes, et tout le tralala.
En général, féminité + Silver = 404 Not Found, Error Sytem, etc.

Ça m'a évité pas mal d'embêtements, non pas que je sois un modèle universel de beauté, loin de là, [ looool. ] seulement le taux de sifflements et autres aboiements d'une certaine partie de la gente masculine a considérablement diminué, et de ce fait, je n'ai pas, contrairement à certaines... consœurs, l'impression d'être un bout de viande ou autre pot de fleur ambulant.

Y'aura toujours des cons, mais au moins, j'échappe à la plupart.

Mais ça ne veut pas dire pour autant que je renie ma... *sigh* féminité [ ce mot est moche. ], enfin, le fait d'être une fille quoi. [ c'est mieux. ]
Je n'aime pas qu'on me prend pour un mec sur le net, même si encore une fois ça m'a évité pas mal d'emmerdes. [ Et c'est vrai que mes pseudos n'étaient pas forcément explicites. ]

Si je devais expliquer ce dédain des accoutrements de fille, ça serait d'abord par rapport au fait que je déteste attirer l'attention. 
Alors débarquer dans un mariage ou tout autre cérémonie ou fête habillée avec des machins qui grattent et des trucs qui brillent [ omg je déteste les paillettes x_x ], très peu pour moi. Un ninja ça reste dans l'ombre, purée. Nan mais.

Surtout que ces chères consœurs ont pour la plupart un scanner à la place des mirettes. 
Tout comme certains de ces messieurs également.
Et je vous épargne le chapitre à propos du ninja qui éviscère les gens qui oseraient le scanner.

Ensuite, et ça va sûrement en étonner quelques uns, même si ça garde une certaine logique, je n'aime pas celles de notre époque, mais j'aime quand même les robes. 

Je vais essayer de ne pas retomber sur le sujet que j'ai abordé plus tôt, et de manière assez virulente [ la Mode laule ], mais franchement, porter des loques en matière maillot de bain qui vous collent à la peau et vous donnent des envies de suicide quand il fait chaud, no way.
Idem pour les jupettes, en phase évolution sous-vêtements. Pas compris ? 
Faudrait juste faire une courbe de la taille des mini-jupes, là vous capterez.
Bientôt on vendra des bouts de fils et ça sera écrit " Ceci est une Jupe " sur un carton juste en dessous, pour qu'on soit sûr de ne pas se tromper.

La femme est devenue un objet. Avant elle était mère et honorable. 
Aujourd'hui, le rôle de mère est devenu " femme au foyer ", et est dénigré.
Aujourd'hui les panneaux publicitaires prônent la prostitution visuelle.
Femme-Objet qui agite des objets de consommation sous le nez du public, rendant la chose normale pour les générations à venir.

Je ne veux pas être rangée dans cette catégorie. Hors de question.


Parce que si Silver devait vraiment s'habiller "comme une fille"...

Ce ne serait pas à moitié, et je ne parle pas de maquillage et autres peinturlurations.

Je parle de Robes dignes de ce nom.





Elle aurait été longue, sans trop traîner sur le sol, et ample, avec de longues manches. Elle aurait été faite dans une matière douce et simple, du coton par exemple. De couleur sombre, dans les teintes gris-bleu. Sans ornements inutiles, quelques broderies peut-être.
J'aurais pu courir avec, sans crainte de tomber, et le vent l'aurait fait onduler, diffusant une douce fraîcheur.


On l'appelle kimono, caftan, et elle rappelle les habits des temps anciens, médiévaux, ou encore plus loin.

Aujourd'hui, elle n'est plus ce qu'elle représentait avant.

Quelqu'un cherche des images de kimono pour illustrer son article, mais ne tombe que sur des photos ou dessins manga représentant des filles affalées dans des poses peu pudiques, le visage puant la quête d'un pseudo-érotisme écoeurant.
Comment réclamer du respect, quand on ne se respecte pas soi-même ?

Une jeune femme au visage frais et serein marche d'un pas feutré, son kimono de soie porté avec grâce. Elle s'asseoit doucement sur le sol, les jambes repliées, dans une position à la fois humble, et fière dans son humilité. Droite comme un katana. Discipline et rigueur alliant beauté et grâce. Femme de Samouraï.


 

C'est ça que j'aime. C'est ça que je ne peux aimer en ces temps, car aujourd'hui ces robes sont considérées comme des déguisements, hors de leur temps.
Impossible de porter ça sans irrémédiablement attirer l'attention. 
Etre cataloguée ringarde ou dingue ne m'aurait pas fait grand-chose, n'est-ce pas déja le cas ?
Mais attirer l'attention, ça non, je ne le veux pas.

Alors, je garderais mon vieux jean, mes baskets et mes chemisiers, mes sweet-shirts.

Condamnée à chercher dans le brouillard quelques miettes des valeurs d'antant, si chères à mon coeur, si bafouées et meurtries aujourd'hui.




Mauvaise époque. 
Je suis définitivement née à la mauvaise époque.









_____________________________________________________________________________