Aujourd'hui j'ai appris que mes parents étaient bien plus gentils que je ne le serais jamais. Ils savent pardonner et tendre la main à nouveau à des gens qui ont pu les blesser.
Je ne suis pas comme ça. Je suis plus proche du bourreau sans pitié que de la bonne âme charitable. En même temps, époque de merde, transformations de merde.
Toujours est-il que j'ai énormément de mal à pardonner. Je sais qu'il y a un moi qui laisserait crever sans regret un connard ou une conasse qui aurait fait du mal à ma famille.
Au pire je l'achèverais pour abréger ses souffrances. S'il est vraiment mal au point. Sinon j'appellerais un passant et c'too.
M'enfin, il y aussi ce moi qui a pitié, qui compatit, etc, et qui vient parasiter le moi qui achève les gens, mais je pense qu'en ces temps où l'hypocrisie règne en maître, il doit se taire.
J'vais essayer de parler de choses plus joyeuses pour changer, allez.
J'ai passé cet après-midi avec Lénouh, alias Moot, alias ln(3) [ Ew vade retro ;_; ] et c'était sympa, ça m'a fait plaisir de la revoir, et Elodie aussi. [ Secrétaire d'Avocat comme boulot de vacances o_o ]
Sauf qu'au Mont Glacier on voyait les bus passer et... non seulement ça me tordait le ventre quand je voyais la Ligne 2, mais en plus, ces cons ont eu la bonne idée de faire des bus roses.
C'est immonde. J'ai d'abord cru à une hallu à cause de la chaleur, mais je me suis rappelée ce qu'Aude m'avait dit. Alors après la bande useless sur le Car Jaune qui dit " Le Conseil Général vous transporte " [ si je croise l'un de ses membres, je lui ferais transporter quelque chose pour le remercier. Une intense douleur. Owi. ] on nous balance des pinkeries emotiques. WTHIT.
Bref, après nous nous sommes rendues dans quelques check-points climatisés, accessoirement des magasins, où nous avons pu rire de maintes et maintes choses. [ c'est qu'elle capte mes délires le mouton, ou alors elle fait semblant n_n ] Entre autres, les fringues de merde à la Halle [ Ah c'est clair que l'espèce de loque avec un énorme papillon rose dessus, c'est trop fashion xd ] et la traduction créole quand tu récupères du fric au gabier. Just Epic.
En bref, un après-midi sympa, même si m'appeller Terroriste tout le temps ça va finir par m'attirer des ennuis j'crois. Ms g pa per g 1 AK-47 planké ds ms sakamin sisi tkt.
Le seul mauvais point c'était la chaleur. On a fait le centre-ville en mode jeu d'arcade
" Toi marcher sur carrés d'ombre sinon toi mourir " x_x
J'ai bien aimé mais ce que je sais, c'est que sans quelqu'un avec qui parler et s'accrocher en mode bouée [ Lénouh ce magasin de fake bijoux là, ça s'appelle Réserve Naturelle... J'ai eu l'illumination et j'ai compris pourquoi: y'a tout plein de femelles en quête d'atours pour parader à cause de la saison des amours en fait. C'est un zoo. ] je ne serais pas sortie.
Tous ces gens... toute cette consommation, cette chaleur... ce n'est pas pour moi, ce n'est plus du tout pour moi, ça n'a d'ailleurs jamais été pour moi.
mercredi 6 janvier 2010
mardi 5 janvier 2010
Im in University. Plantin ze bomb.
Bon... allez je vais vraiment tout faire pour savoir cette **** de date de rentrée de ****.
* va voir pour la énième fois l'emploi du temps en ligne *
-> Aucun planning publié pour la semaine 1
-> Aucun planning publié pour la semaine 2
-> Aucun planning publié pour la semaine 3
-> Aucun planning publié pour la semaine 4
-> Aucun planning publié pour la semaine 5
[...]
-> Aucun planning publié pour la semaine 53
-> Aucun planning publié pour la semaine 2
-> Aucun planning publié pour la semaine 3
-> Aucun planning publié pour la semaine 4
-> Aucun planning publié pour la semaine 5
[...]
-> Aucun planning publié pour la semaine 53
On pourra pas dire que j'ai pas essayé.
Bon, j'vais voir si mon wonder " Dossier Web " a été mis à jour,
j'aimerais bien voir mes notes là.
j'aimerais bien voir mes notes là.
-> Impossible de vous identifier pour ce service réservé aux étudiants inscrits à l'Université.
Si vous êtes étudiant, il peut s'agir d'une indisponibilité temporaire du service
( merci de réessayer ultérieurement).
Temporaire oui oui olol ^^^^^^^^^ [ CENSURE ]
On va le faire " à l'ancienne " alors.
* appelle le numéro sur sa carte d'étudiante *
- BIP BIP BIP BIP BIP BIP...
- ...
- ...
* appelle le numéro sur le site de l'Université *
- Tuuuuuut.... tuuuuuuut.......tuuuuuut.....
- *espoir*
- Tuuuuuut.... BIP BIP BIP BIP BIP
- ... §
- *espoir*
- Tuuuuuut.... BIP BIP BIP BIP BIP
- ... §
Bien sûr. Logique. Normal.
Non non, je ne suis pas énervée, pas du tout.
* sort le nunchaku *
* sort le nunchaku *
C'est qui le con qui veut pourrir mes vacances en m'apprenant au dernier moment que je dois retourner à la fac ? Hein ?
GO PVP.
J'exècre, j'ai une profonde haine pour l'incertitude. J'aime pas les " peut-être ", les " je sais pas ", les " c'est pas sûr " et toutes ces incertitudes incertaines ;_; omg
Tout comme j'ai fait mon wonder décompte pour le Bac, pour les vacances, etc, je veux ma cible là, Target Locked etc.
Un repère, n'importe quoi, mais pas l'ignorance complète.
J'ai besoin d'un ... temps d'adaptation et de préparation psychologique quand à la reprise des transports en commun à destination de cette Fac de merde.
Et de savoir que ça peut reprendre du jour au lendemain, ça me donne un peu la gerbe en fait.
Le seul moment intéressant, c'était celui où il y avait les partiels.
Je n'arrive pas à croire ce que je viens d'écrire, et pourtant si, j'ai presque apprécié ces examens, et même le rapide exposé sur les bio-carburants aussi, ils m'ont paru préférables à toutes ces heures de cours imbuvables avec des gens que je ne peux pas voir en peinture.
Au moins, en exam, ils la ferment leur gueule. Et puis ça fait un genre de défi à relever. Presque. J'avais espéré des cours suffisamment intéressants et difficiles pour remettre ma vieille machine de la motivation en route, et faire fi des gens autour, mais même ça je ne l'ai pas eu. Enfin, juste au début, mais c'est une autre histoire, je ferais certainement un article sur l'Université, j'attends juste de reprendre pour bien me défouler dessus.
lundi 4 janvier 2010
Où l'on parle d'ordi qui explose, de Skyzophrénie et de pièces de Théâtre.
J'ai l'impression que j'arrive à faire rire les gens quand je suis triste, autrement j'ai un humour assez pourrave je crois. Étrange.
Ma mère m'a fait remarquer que mes joues n'étaient pas creuses en vacances, contrairement à la période scolaire. AHA. Je le savais que la Fac c'était le mal. Je le savais.
J'enchaîne les Epic Win nocturnes sur Irc, c'est marrant. J'aime n_n
Avant-hier, j'ai réussi à faire croire à un abruti con et vulgaire que son ordi allait flamber dans les minutes qui suivaient, c'était particulièrement jubilatoire.
[23:14] [djfogh] QUI EST LE PETIT SALA** QUI MET UN DECOMPTE -Robot5- Your computer will crash in 2 minutes.
Message envoyé par l'intermédiaire de mon fidèle fake bot, Robot5 :
Your computer will crash in less than 1 minute, please reboot before data destruction.
[23:14] *** djfogh has quit (Read error: Connection reset by peer)
Pwned.
A refaire avec le/s prochain/s boulet/s qui se connectera/ront, je sens que je vais bien m'amuser. Sans excès bien sûr, sinon ça auto-saboterait la chose.
Comment ça sadique ? Moi ? Mais jamaiiiiiiis voyons. ♫
Et donc hier soir, j'ai débarqué sous le pseudal de " Sakura93 ",
une newbie
[21:37] [Sakura93] cmt on fer pr joué svp?
[21:45] [Sakura93] PK GDOI ALLER EN PRIVE ????
[21:42] [Sakura93] il fo ke je done mn adresse email c ekri
[21:42] [Sakura93] g c pa cmt fer mdr
kikoolol
[21:38] [Sakura93] ms c du fransais kestudis toi mdr
[21:45] [Sakura93] cmt on fé pr avoir 1 serveur svp ?
[21:46] [Sakura93] pcke g ve joué moi lol ^^
qui a étonnamment bien réussi à faire réagir plein de monde
[21:40] [Grenadxxor] Ici vous n'êtes pas sur votre téléphone... Vous êtes sur un canal de discussion IRC et ici on parle un langage que les humains peuvent comprendre...
[21:44] [Millyna] "ms pk g de bone note en frencé prtan " c'est un fake... T_T dites moi que c'est un fake...
[21:44] [Grenadxxor] Nan tu rêves pas, c'est pas un Fake.
J'ai particulièrement apprécié la fin :D
[21:51] [Sakura93] Hum, quelqu'un aurait-il l'aimable obligeance de m'indiquer la manière de procéder afin de créer un personnage archer s'il vous plaît?
[21:52] [Millyna] o_O
Un/e non-habitué/e d'Irc, en particulier des Chans Jeux, aura ptet du mal à trouver ça drôle, mais il faut savoir qu'on en voit passer pas mal des énergumènes de ce genre, et c'est assez amusant de se faire passer pour l'un d'eux
et de voir les réactions x)
Personnellement, j'ai trouvé ça hilarant et je me suis bien marrée derrière mon écran :')
En fait c'est pas si dur que ça de jouer un rôle. Le plus difficile est de savoir doser, car on peut être tenté d'en rajouter une couche pour accentuer certaines caractéristiques du personnage, ce qui le rendra au final irréaliste et lourd.
Rôles. Théâtre. Souvenirs de Collège qui reviennent...
J'avais été "Metteur en scène" une fois, une expérience sympa quoique assez complexe sur le moment. Et puis à la fin, je m'étais tellement investie pour le jeu de rôle de "mes acteurs", pour le déroulement de la pièce dans son entièreté, que j'en ai presque oublié mon propre rôle, car je devais jouer aussi.
Improvisation FTW, ça va devenir ma devise à la fin je crois.
Et puis pour les TPE, on avait organisé notre exposé comme une pièce également, et je m'étais presque déguisée pour le coup. J'avais emprunté les talons de ma maman.
Silver. Talons. Aga.
M'enfin, foutaises que les chausses, une fois que le show commence, que le diaporama débute, je m'étais oubliée, comme toujours quand elle arrive. L'autre moi, celle qui se dévoile quand " les choses sérieuses commencent ".
Je la surnomme Auto-Pilote, parce qu'en général quand elle arrive je ne contrôle plus rien, ou pas grand chose.
Elle parle et puis voilà, c'est fini.
Le passage de "contrôle", ou le switch de personnalités est assez étrange.
Elle s'avance, les yeux baissés, la démarche plus ou moins raide.
Dépose sa feuille si elle en a une dans les mains, relève la tête.
Coup d'oeil circulaire, découverte du public, des gens, du jury. Elle baisse la tête.
Inspiration. Expiration. Soupir. Elle relève doucement la tête.
Passage de relai.
La peur et la tension dans ses yeux s'évaporent comme par magie. Le tremblement de ses mains, de ses jambes s'estompe progressivement. Son air surpris, ahuri ou inquiet fait place à une attitude presque sévère. Léger froncement de sourcils. La gorge nouée se dénoue. Raclement de gorge, pour s'éclaircir la voix et obtenir le silence.
Dans cet état d'esprit, je peux tenir tête à n'importe qui, improviser sur presque tout et n'importe quoi.
Alors que dans la vie de tous les jours, il suffit que j'atterrisse au milieu d'un petit groupe de gens qui brusquement focalisent tous leur attention sur moi pour que je bégaie, stresse et perde le contrôle. En vérité, j'ai besoin d'un petit laps de temps pour trouver ma contenance, le temps de planquer ma timidité au placard.
Bien étrange art que celui du Théâtre. Car en vérité, n'est-ce pas l'Art du Mensonge ?
Faire croire aux spectateurs que des relations existent entre les protagonistes, mimer une scène d'affliction, d'affection, de colère, sans que rien de tout cela ne soit réel.
Certains acteurs poussant la performance jusqu'à réussir à sublimer leur interprétation et faire pleurer le public. Inutile de rappeler ces films qui atteigneraient les cœurs des plus endurcis [ Gladiator T.T ], et ceux qui ont sur faire rêver des générations de filles à un wonder prince charmant. Ainsi, le mensonge ferait toucher du doigt la "perfection" du sentiment.
Pourquoi? Parce que les acteurs sauront optimiser et doser au millimètre leur "engouement", dans le sens de dire et faire des choses "irréelles", qui toucheraient presque cette lourdeur citée plus haut, en se tenant à sa limite.
C'est ainsi qu'Orlando Bloom [ dédicasse :D ] et ses copinous arrivent si bien à faire hululer ces demoiselles, en faisant miroiter un idéal qu'ils ne ressentent pas, mais arrivent justement à interpréter quasiment parfaitement car cette illusion de sentiment n'est pas "parasitée", au contraire du véritable sentiment.
Car le vrai sentiment a des failles, des défauts, ce que beaucoup oublient.
Et les films, les pièces de théâtre n'arrangent pas les choses, bien au contraire. Car en voyant défiler les stéréotypes du prince charmant [ encore lui u_u ], du meilleur ami, du frère idéal, de la famille idéale, etc... la comparaison est inévitable, alors qu'elle ne devait pas avoir lieu d'être. Et elle fait mal car elle oppose la réalité brute, imparfaite, et le rêve, inaccessible et utopique.
Les livres aussi sont pas mal dans le genre " Je te fais rêver à quelque chose qui ne t'arrivera jamais. " Parce que ok l'ami fidèle qui se sacrifie en coupant sa corde au sommet de l'Everest pour que son copinou survive, je veux bien, mais dans la vraie vie, combien le feraient réellement ? Y'a t-il un Sam dans la salle, qui serait prêt à m'accompagner au Mordor ?
Et puis le beau gosse [ bg tkt ] ténébreux romantique sérénade bisoux bisoux fleufleurs perfecto amore mio etc, ça sent le fake à mille lieux à la ronde. [ et les Dom Juan ça pue dtf, m'enfin y'en a qui aiment donc bon. ]
Je vais vous épargner le chapitre sur l'importance primordiale du physique dans ces mêmes films, même si dernièrement, il y a une espèce de remise en question, mais vu que ça finit toujours par " on lui fait un relooking de la mort et *pouf* magie c'était une trop belle fille camouflée en fait. " on est encore loin du film qui va vraiment révolutionner tout ça.
Je pense... que la beauté du sentiment, quel qu'il soit, réside justement dans ses failles, qui le rendent terriblement fragile, et infiniment précieux.
La véritable joie ne se trouve pas dans un interminable échange de sourires colgate mielleux, mais dans la succession de bons moments entrecoupés de mauvais moments qui viennent rehausser le bonheur des jours heureux.
Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !
Alterner une mer d'encre et un "mauvais" temps dans les flots de la vie
ne font qu'augmenter l'amour du calme après la tempête.
Tandis qu'une croisière sans anicroches ne pourrait expérimenter la solidité et la résistance du bateau,
et la faire apprécier à sa juste valeur.
Seulement il ne faut pas tomber dans "l'excès" d'un côté ou de l'autre.
Des vagues trop fortes pourraient très bien faire couler le navire.
Il faut bien parler d'une part de tristesse dans la joie, pour la rehausser, mais pas de joie dans la tristesse.
Je voudrais revenir sur cette idée de rôle et de sentiment, en l'illustrant par mes propres expériences.
Pendant mes années collège, de nouveaux voisins sont arrivés, s'installant dans l'appartement juste en dessous du nôtre. Il y avait 3 enfants, un petit garçon de 6-8 ans, une fille de 11-13 ans et une autre de mon âge. Nous avons fait connaissance, et sommes devenues des amies, et notre proximité favorisait la "croissance" de notre amitié,
du moins c'est ce que je pensais à l'époque.
" Monte voir un film ", " Descends jouer à la console ", etc.
J'y ai cru, stupidement, naïvement. Jamais une dispute, jamais de bouderies ou d'engueulades, juste une parfaite harmonie.
En vérité, je m'étais fait avoir comme une bleue. Je connaissais pas mal de monde, et tout le monde ou presque me connaissait au collège. Elle le savait, et elle a du cerner mon caractère, car une fois inscrite dans ce même collège, je m'étais fait une joie de la présenter comme mon amie, présentations, etc.
Une fois bien intégrée, elle est partie en me jetant mon amitié à la figure. N'étant pas du genre à tourner autour de la question autour du cercle qui entoure le pot, je lui ai directement dit le fond de ma pensée. Ça a été l'unique dispute que nous avons eu, la première et la dernière, car après elle, notre "amitié" n'était plus que cendres.
Par la suite, j'ai découvert sa véritable nature: un caméléon. Le caméléon change de couleur en fonction du lieu où il se trouve, ce qui fait qu'il se fond très facilement dans le décor.
- Tu aimes le bleu Silver ? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau !
- Tu aimes le rouge Kévin? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau !
- Tu aimes le noir Machin ? etc.
Aujourd'hui, je lui tire mon chapeau, car ce sont les acteurs, les menteurs comme elles qui arrivent à s'intégrer et se faire accepter en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Normalement, on apprend pas aux vieux chats à faire la sieste. Et pourtant.
L'année d'après, une autre situation, assez similaire tout en ayant ses propres caractéristiques, s'est présentée.
Je ne vous apprendrais pas grand chose en disant qu'au collège, voire au lycée et même plus tard, les élèves évoluent dans un système commun, mais qui présente un certain nombre de planètes.
On citera les gothiques, les lolitas, les sportifs, les pouffes, etc.
Dès son arrivée, l'élève lambda doit choisir la planète autour de laquelle il gravitera, en apprenant ses codes et tout ce qui va avec. Seulement, parfois, il y a changement d'orbite. L'élève va sortir de l'influence de son ex-planète et va partir à la recherche d'une autre. Sauf qu'entretemps, il n'a plus rien autour de quoi tourner. C'est pourquoi il va instinctivement se tourner [ remarquez le superbepitoyable JDM ] vers une planète, une étoile ou une comète de substitution.
J'étais une comète. Vous savez, ces astres qui ne font que passer à proximité des planètes, sans tourner autour. [ y'en a qui s'écrasent dessus défois je crois, mais c'est une autre histoire. ]
Jamais je n'ai été un membre à part entière d'un quelconque groupe, je parlais à tout le monde, sans exceptions.
Alors forcément, quand on a plus de planète et qu'on ne veut pas être seul, qui est-ce-qu'on va voir ?
Le truc marrant, c'est que du coup, ce sont mes codes, mon orbite qu'on prend comme repères. Pitoyable.
Les gens qui me tournaient autour se confectionnaient un rôle, histoire de me "plaire" et de se faire accepter le temps nécessaire. Le temps nécessaire pour repérer une planète qui correspond à leurs attentes et de se recréer un personnage qui correspondrait cette fois aux codes de conduite, vestimentaires, et de pensée de la dite planète.
Mais j'ai quand même été assez stupide pour me faire avoir une seconde fois. Cependant, c'était bien la dernière, même s'il y a encore eu des tentatives de contact par la suite, plus personne n'a plus osé me tourner autour. Amertume et Expérience étaient mes satellites gardiens, plus personne n'allait profiter de moi, plus personne n'allait se servir de moi comme d'un jouet de substitution qu'on balance dans un coin une fois qu'on a trouvé ce qu'on cherche.
Et ce n'est qu'aujourd'hui que je me rends compte que l'amitié que je cherchais n'était qu'un mirage, une illusion en laquelle je plaçais tous mes espoirs. Car quelqu'un avec qui vous êtes toujours d'accord, sur tous les points, quelque soit le sujet ne peut être qu'un maudit menteur. Ce n'est pas la véritable amitié, ce n'est pas une amitié.
Mais quelqu'un qui ose vous dire non, je ne suis pas d'accord avec toi, non, moi je n'aime pas ça, fait intervenir sa vraie personnalité, ses propres goûts.
Il "ose" aller à l'encontre de vos opinions sans crainte de vous déplaire. Et tant pis s'il y a dispute, s'il y a conflit, car le mot réconciliation n'existe pas pour rien.
Ceci dit, même dans ce genre de situations, on ne sait jamais vraiment. Au fond, nous jouons tous le rôle de notre propre vie, nous réagissons parfois à l'encontre de nos réels sentiments et opinions, et c'est peut-être plus facile pour certains de s'incliner devant la majorité plutôt que de défendre ses propres opinions.
D'ailleurs les gens préfèrent ce genre de... ben de gens tiens, [ enjoy répétitions. * s'enlève 1 pt * ] au final tout le monde moutonne pour se faire accepter des autres moutons.
Epic lol en fait.
Tout le monde a peur du rejet, et vu que tout le monde [ * - 2 pts * ] a également peur de la différence, ils évitent de paraître différents pour ne pas se faire rejeter.
CQFD: l'être humain est con.
CQFD²: Je comprends pourquoi je deviens misanthrope.
C'est bien pour ça [ punaise je suis trop fière de ma chute xD ça tombe à pic ] que je terminerais sur cet extrait de la pièce de Molière, auteur vu et revu au collège et au Lycée, Le Misanthrope.
Étrangement, il me semble que si je devais interpréter cet extrait [ je ne me prononcerais pas pour le reste de l'œuvre que je ne connais pas. ], je n'aurais pas vraiment besoin de faire grand chose, ce serait presque naturel.
Ma mère m'a fait remarquer que mes joues n'étaient pas creuses en vacances, contrairement à la période scolaire. AHA. Je le savais que la Fac c'était le mal. Je le savais.
J'enchaîne les Epic Win nocturnes sur Irc, c'est marrant. J'aime n_n
Avant-hier, j'ai réussi à faire croire à un abruti con et vulgaire que son ordi allait flamber dans les minutes qui suivaient, c'était particulièrement jubilatoire.
[23:14] [djfogh] QUI EST LE PETIT SALA** QUI MET UN DECOMPTE -Robot5- Your computer will crash in 2 minutes.
Message envoyé par l'intermédiaire de mon fidèle fake bot, Robot5 :
Your computer will crash in less than 1 minute, please reboot before data destruction.
[23:14] *** djfogh has quit (Read error: Connection reset by peer)
Pwned.
A refaire avec le/s prochain/s boulet/s qui se connectera/ront, je sens que je vais bien m'amuser. Sans excès bien sûr, sinon ça auto-saboterait la chose.
Comment ça sadique ? Moi ? Mais jamaiiiiiiis voyons. ♫
Et donc hier soir, j'ai débarqué sous le pseudal de " Sakura93 ",
une newbie
[21:37] [Sakura93] cmt on fer pr joué svp?
[21:45] [Sakura93] PK GDOI ALLER EN PRIVE ????
[21:42] [Sakura93] il fo ke je done mn adresse email c ekri
[21:42] [Sakura93] g c pa cmt fer mdr
kikoolol
[21:38] [Sakura93] ms c du fransais kestudis toi mdr
[21:45] [Sakura93] cmt on fé pr avoir 1 serveur svp ?
[21:46] [Sakura93] pcke g ve joué moi lol ^^
qui a étonnamment bien réussi à faire réagir plein de monde
[21:40] [Grenadxxor] Ici vous n'êtes pas sur votre téléphone... Vous êtes sur un canal de discussion IRC et ici on parle un langage que les humains peuvent comprendre...
[21:44] [Millyna] "ms pk g de bone note en frencé prtan " c'est un fake... T_T dites moi que c'est un fake...
[21:44] [Grenadxxor] Nan tu rêves pas, c'est pas un Fake.
J'ai particulièrement apprécié la fin :D
[21:51] [Sakura93] Hum, quelqu'un aurait-il l'aimable obligeance de m'indiquer la manière de procéder afin de créer un personnage archer s'il vous plaît?
[21:52] [Millyna] o_O
Un/e non-habitué/e d'Irc, en particulier des Chans Jeux, aura ptet du mal à trouver ça drôle, mais il faut savoir qu'on en voit passer pas mal des énergumènes de ce genre, et c'est assez amusant de se faire passer pour l'un d'eux
et de voir les réactions x)
Personnellement, j'ai trouvé ça hilarant et je me suis bien marrée derrière mon écran :')
En fait c'est pas si dur que ça de jouer un rôle. Le plus difficile est de savoir doser, car on peut être tenté d'en rajouter une couche pour accentuer certaines caractéristiques du personnage, ce qui le rendra au final irréaliste et lourd.
Rôles. Théâtre. Souvenirs de Collège qui reviennent...
J'avais été "Metteur en scène" une fois, une expérience sympa quoique assez complexe sur le moment. Et puis à la fin, je m'étais tellement investie pour le jeu de rôle de "mes acteurs", pour le déroulement de la pièce dans son entièreté, que j'en ai presque oublié mon propre rôle, car je devais jouer aussi.
Improvisation FTW, ça va devenir ma devise à la fin je crois.
Et puis pour les TPE, on avait organisé notre exposé comme une pièce également, et je m'étais presque déguisée pour le coup. J'avais emprunté les talons de ma maman.
Silver. Talons. Aga.
M'enfin, foutaises que les chausses, une fois que le show commence, que le diaporama débute, je m'étais oubliée, comme toujours quand elle arrive. L'autre moi, celle qui se dévoile quand " les choses sérieuses commencent ".
Je la surnomme Auto-Pilote, parce qu'en général quand elle arrive je ne contrôle plus rien, ou pas grand chose.
Elle parle et puis voilà, c'est fini.
Le passage de "contrôle", ou le switch de personnalités est assez étrange.
Elle s'avance, les yeux baissés, la démarche plus ou moins raide.
Dépose sa feuille si elle en a une dans les mains, relève la tête.
Coup d'oeil circulaire, découverte du public, des gens, du jury. Elle baisse la tête.
Inspiration. Expiration. Soupir. Elle relève doucement la tête.
Passage de relai.
La peur et la tension dans ses yeux s'évaporent comme par magie. Le tremblement de ses mains, de ses jambes s'estompe progressivement. Son air surpris, ahuri ou inquiet fait place à une attitude presque sévère. Léger froncement de sourcils. La gorge nouée se dénoue. Raclement de gorge, pour s'éclaircir la voix et obtenir le silence.
Elle parle.
Activation du Mode Auto-Pilote achevée, Couverture d'assurance et de confiance en soi prête à l'emploi.
Activation du Mode Auto-Pilote achevée, Couverture d'assurance et de confiance en soi prête à l'emploi.
Dans cet état d'esprit, je peux tenir tête à n'importe qui, improviser sur presque tout et n'importe quoi.
Alors que dans la vie de tous les jours, il suffit que j'atterrisse au milieu d'un petit groupe de gens qui brusquement focalisent tous leur attention sur moi pour que je bégaie, stresse et perde le contrôle. En vérité, j'ai besoin d'un petit laps de temps pour trouver ma contenance, le temps de planquer ma timidité au placard.
Bien étrange art que celui du Théâtre. Car en vérité, n'est-ce pas l'Art du Mensonge ?
Faire croire aux spectateurs que des relations existent entre les protagonistes, mimer une scène d'affliction, d'affection, de colère, sans que rien de tout cela ne soit réel.
Certains acteurs poussant la performance jusqu'à réussir à sublimer leur interprétation et faire pleurer le public. Inutile de rappeler ces films qui atteigneraient les cœurs des plus endurcis [ Gladiator T.T ], et ceux qui ont sur faire rêver des générations de filles à un wonder prince charmant. Ainsi, le mensonge ferait toucher du doigt la "perfection" du sentiment.
Pourquoi? Parce que les acteurs sauront optimiser et doser au millimètre leur "engouement", dans le sens de dire et faire des choses "irréelles", qui toucheraient presque cette lourdeur citée plus haut, en se tenant à sa limite.
C'est ainsi qu'Orlando Bloom [ dédicasse :D ] et ses copinous arrivent si bien à faire hululer ces demoiselles, en faisant miroiter un idéal qu'ils ne ressentent pas, mais arrivent justement à interpréter quasiment parfaitement car cette illusion de sentiment n'est pas "parasitée", au contraire du véritable sentiment.
Players - Pliars
Car le vrai sentiment a des failles, des défauts, ce que beaucoup oublient.
Et les films, les pièces de théâtre n'arrangent pas les choses, bien au contraire. Car en voyant défiler les stéréotypes du prince charmant [ encore lui u_u ], du meilleur ami, du frère idéal, de la famille idéale, etc... la comparaison est inévitable, alors qu'elle ne devait pas avoir lieu d'être. Et elle fait mal car elle oppose la réalité brute, imparfaite, et le rêve, inaccessible et utopique.
Les livres aussi sont pas mal dans le genre " Je te fais rêver à quelque chose qui ne t'arrivera jamais. " Parce que ok l'ami fidèle qui se sacrifie en coupant sa corde au sommet de l'Everest pour que son copinou survive, je veux bien, mais dans la vraie vie, combien le feraient réellement ? Y'a t-il un Sam dans la salle, qui serait prêt à m'accompagner au Mordor ?
Et puis le beau gosse [ bg tkt ] ténébreux romantique sérénade bisoux bisoux fleufleurs perfecto amore mio etc, ça sent le fake à mille lieux à la ronde. [ et les Dom Juan ça pue dtf, m'enfin y'en a qui aiment donc bon. ]
Je vais vous épargner le chapitre sur l'importance primordiale du physique dans ces mêmes films, même si dernièrement, il y a une espèce de remise en question, mais vu que ça finit toujours par " on lui fait un relooking de la mort et *pouf* magie c'était une trop belle fille camouflée en fait. " on est encore loin du film qui va vraiment révolutionner tout ça.
Je pense... que la beauté du sentiment, quel qu'il soit, réside justement dans ses failles, qui le rendent terriblement fragile, et infiniment précieux.
La véritable joie ne se trouve pas dans un interminable échange de sourires colgate mielleux, mais dans la succession de bons moments entrecoupés de mauvais moments qui viennent rehausser le bonheur des jours heureux.
Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !
Alterner une mer d'encre et un "mauvais" temps dans les flots de la vie
ne font qu'augmenter l'amour du calme après la tempête.
Tandis qu'une croisière sans anicroches ne pourrait expérimenter la solidité et la résistance du bateau,
et la faire apprécier à sa juste valeur.
Seulement il ne faut pas tomber dans "l'excès" d'un côté ou de l'autre.
Des vagues trop fortes pourraient très bien faire couler le navire.
Il faut bien parler d'une part de tristesse dans la joie, pour la rehausser, mais pas de joie dans la tristesse.
Je voudrais revenir sur cette idée de rôle et de sentiment, en l'illustrant par mes propres expériences.
Pendant mes années collège, de nouveaux voisins sont arrivés, s'installant dans l'appartement juste en dessous du nôtre. Il y avait 3 enfants, un petit garçon de 6-8 ans, une fille de 11-13 ans et une autre de mon âge. Nous avons fait connaissance, et sommes devenues des amies, et notre proximité favorisait la "croissance" de notre amitié,
du moins c'est ce que je pensais à l'époque.
" Monte voir un film ", " Descends jouer à la console ", etc.
J'y ai cru, stupidement, naïvement. Jamais une dispute, jamais de bouderies ou d'engueulades, juste une parfaite harmonie.
En vérité, je m'étais fait avoir comme une bleue. Je connaissais pas mal de monde, et tout le monde ou presque me connaissait au collège. Elle le savait, et elle a du cerner mon caractère, car une fois inscrite dans ce même collège, je m'étais fait une joie de la présenter comme mon amie, présentations, etc.
Une fois bien intégrée, elle est partie en me jetant mon amitié à la figure. N'étant pas du genre à tourner autour de la question autour du cercle qui entoure le pot, je lui ai directement dit le fond de ma pensée. Ça a été l'unique dispute que nous avons eu, la première et la dernière, car après elle, notre "amitié" n'était plus que cendres.
Par la suite, j'ai découvert sa véritable nature: un caméléon. Le caméléon change de couleur en fonction du lieu où il se trouve, ce qui fait qu'il se fond très facilement dans le décor.
- Tu aimes le bleu Silver ? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau !
- Tu aimes le rouge Kévin? Moi aussi, j'adore, c'est trop beau !
- Tu aimes le noir Machin ? etc.
Aujourd'hui, je lui tire mon chapeau, car ce sont les acteurs, les menteurs comme elles qui arrivent à s'intégrer et se faire accepter en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Normalement, on apprend pas aux vieux chats à faire la sieste. Et pourtant.
L'année d'après, une autre situation, assez similaire tout en ayant ses propres caractéristiques, s'est présentée.
Je ne vous apprendrais pas grand chose en disant qu'au collège, voire au lycée et même plus tard, les élèves évoluent dans un système commun, mais qui présente un certain nombre de planètes.
On citera les gothiques, les lolitas, les sportifs, les pouffes, etc.
Dès son arrivée, l'élève lambda doit choisir la planète autour de laquelle il gravitera, en apprenant ses codes et tout ce qui va avec. Seulement, parfois, il y a changement d'orbite. L'élève va sortir de l'influence de son ex-planète et va partir à la recherche d'une autre. Sauf qu'entretemps, il n'a plus rien autour de quoi tourner. C'est pourquoi il va instinctivement se tourner [ remarquez le superbe
J'étais une comète. Vous savez, ces astres qui ne font que passer à proximité des planètes, sans tourner autour. [ y'en a qui s'écrasent dessus défois je crois, mais c'est une autre histoire. ]
Jamais je n'ai été un membre à part entière d'un quelconque groupe, je parlais à tout le monde, sans exceptions.
Alors forcément, quand on a plus de planète et qu'on ne veut pas être seul, qui est-ce-qu'on va voir ?
* tire son vieux chapeau de pirate et fait la révérence *
Le truc marrant, c'est que du coup, ce sont mes codes, mon orbite qu'on prend comme repères. Pitoyable.
Les gens qui me tournaient autour se confectionnaient un rôle, histoire de me "plaire" et de se faire accepter le temps nécessaire. Le temps nécessaire pour repérer une planète qui correspond à leurs attentes et de se recréer un personnage qui correspondrait cette fois aux codes de conduite, vestimentaires, et de pensée de la dite planète.
Mais j'ai quand même été assez stupide pour me faire avoir une seconde fois. Cependant, c'était bien la dernière, même s'il y a encore eu des tentatives de contact par la suite, plus personne n'a plus osé me tourner autour. Amertume et Expérience étaient mes satellites gardiens, plus personne n'allait profiter de moi, plus personne n'allait se servir de moi comme d'un jouet de substitution qu'on balance dans un coin une fois qu'on a trouvé ce qu'on cherche.
Et ce n'est qu'aujourd'hui que je me rends compte que l'amitié que je cherchais n'était qu'un mirage, une illusion en laquelle je plaçais tous mes espoirs. Car quelqu'un avec qui vous êtes toujours d'accord, sur tous les points, quelque soit le sujet ne peut être qu'un maudit menteur. Ce n'est pas la véritable amitié, ce n'est pas une amitié.
Mais quelqu'un qui ose vous dire non, je ne suis pas d'accord avec toi, non, moi je n'aime pas ça, fait intervenir sa vraie personnalité, ses propres goûts.
Il "ose" aller à l'encontre de vos opinions sans crainte de vous déplaire. Et tant pis s'il y a dispute, s'il y a conflit, car le mot réconciliation n'existe pas pour rien.
Ceci dit, même dans ce genre de situations, on ne sait jamais vraiment. Au fond, nous jouons tous le rôle de notre propre vie, nous réagissons parfois à l'encontre de nos réels sentiments et opinions, et c'est peut-être plus facile pour certains de s'incliner devant la majorité plutôt que de défendre ses propres opinions.
D'ailleurs les gens préfèrent ce genre de... ben de gens tiens, [ enjoy répétitions. * s'enlève 1 pt * ] au final tout le monde moutonne pour se faire accepter des autres moutons.
Epic lol en fait.
Tout le monde a peur du rejet, et vu que tout le monde [ * - 2 pts * ] a également peur de la différence, ils évitent de paraître différents pour ne pas se faire rejeter.
CQFD: l'être humain est con.
CQFD²: Je comprends pourquoi je deviens misanthrope.
C'est bien pour ça [ punaise je suis trop fière de ma chute xD ça tombe à pic ] que je terminerais sur cet extrait de la pièce de Molière, auteur vu et revu au collège et au Lycée, Le Misanthrope.
ALCESTE. - Non: elle (1) est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l'injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès :
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux et son ton radouci
N'imposent qu'à des gens qui ne sont pas d'ici.
On sait que ce pied-plat (2), digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois s'est poussé dans le monde;
Et que par eux son sort de splendeur revêtu
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne (3),
Nommez-le fourbe, infâme et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue :
On l'accueille, on lui rit, partout il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue (4), un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit remporter.
Têtebleu ! Ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l'approche des humains.
(1). Il s'agit de l'aversion d'Alceste pour ses semblables.
(2). Terme méprisant qui désigne un rustre.
(3). Ne trouve personne qui lui apporte soutien et garantie.
(4). Action de postuler pour un rang ou une fonction.
Les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l'injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès :
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux et son ton radouci
N'imposent qu'à des gens qui ne sont pas d'ici.
On sait que ce pied-plat (2), digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois s'est poussé dans le monde;
Et que par eux son sort de splendeur revêtu
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne (3),
Nommez-le fourbe, infâme et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue :
On l'accueille, on lui rit, partout il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue (4), un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit remporter.
Têtebleu ! Ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l'approche des humains.
(1). Il s'agit de l'aversion d'Alceste pour ses semblables.
(2). Terme méprisant qui désigne un rustre.
(3). Ne trouve personne qui lui apporte soutien et garantie.
(4). Action de postuler pour un rang ou une fonction.
Étrangement, il me semble que si je devais interpréter cet extrait [ je ne me prononcerais pas pour le reste de l'œuvre que je ne connais pas. ], je n'aurais pas vraiment besoin de faire grand chose, ce serait presque naturel.
jeudi 31 décembre 2009
Time is a valuable thing - Watch it fly by as the pendulum swings.
A - 2 avant la fin du mandat de Sarkozy.
Faut teniiiiir ><
Mouais sinon à part ça, osef un peu du nouvel an etc. Au final, ce n'est qu'une succession de jours, pas de quoi en faire tout un tintoin. Ouais genre les pétards là, pédale douce les voisins plz, il est à peine 20h là donc bon. Sinon je le fais en mode ninja revenge et je joue du tambour à 6h du matin, ça vous dit ? Mairsie.
Donc ouais, 2010.
* silence pesant *
Ben un semestre de terminé, c'est déja ça.
* illumination de la pièce par une douce lumière qui reflète les larmes de joies
* silence pesant *
Ben un semestre de terminé, c'est déja ça.
* illumination de la pièce par une douce lumière qui reflète les larmes de joies
Normalement si tout va bien, on aura plus Cacnea [ alias ma prof de Géographie -> combo CM+TD avec elle = Epic pwnedage ], maintenant allez savoir si on aura pas pire. J'ose espérer que non.
Pendant que j'y pense, je ne connais toujours pas la date de la reprise des cours.
C'est fou comme l'envie de savoir me remue les entrailles. Ahaha.
...
Et pourquoi je parle de la Fac là =_='
Passons à autre chose ;_;
Et pourquoi je parle de la Fac là =_='
Passons à autre chose ;_;
Ce que je souhaiterais... Je ne sais même pas.
Peut-être qu'on me laisse cette petite routine, qu'on l'améliore si on le peut, qu'on me laisse m'ermitiser tranquillement, que si j'ai à souffrir, que si des gens me blessent au cours de cette année, eh bien que cela se fasse vite, que cela dure le moins de temps possible et qu'il n'y ait pas de cicatrices, que les chats du parking soient de plus en plus nombreux, comme c'est déjà le cas, que je ne m'attache plus aussi facilement, que je me détache plus aisément, qu'il y ait plein de F2P sympas qui peuvent tourner sur ma machine, que je level up en graphisme, qu'il fasse moins chaud, que je découvre encore plein de livres sympathiques, que j'en écrive un [ le rêve n'est pas interdit ], que toi tu restes toujours aussi gentil et affectueux, et toi aussi, je ne t'oublie pas, que tu réussisses à oublier et à tourner la page sans refaire les mêmes erreurs, ce que je souhaite à tous d'ailleurs, que toutes les deux vous restez toujours aussi fofolles que moi et qu'on délire encore, même si ce n'est que virtuel maintenant, que toi, et toi, et toi aussi même si tu ne passeras sans doute jamais, vous n'oubliez jamais qui vous êtes, que vous relevez la tête en cas de soucis et vous rappelez de tous ces rires qu'on a pu avoir ensemble, que toi là-bas tu deviennes quelqu'un de bien, j'ai confiance et je t'attends au tournant, et puis vous trois, j'espère avoir un jour l'opportunité de mieux faire votre connaissance, même si c'est en même temps assez peu probable et légèrement flippant, et puis vous, si loin et pourtant si proches, je souhaite de tout cœur vous rejoindre, mes pensées vous accompagnent tous les jours...
Merci à tous, ceux qui ont su me voler un sourire dans la tristesse, m'offrir un peu d'espoir quand je pensais tourner le dos et laisser tomber.
Même si au final nos relations ne sont qu'éphémères, que vous m'avez sans doute oubliée depuis bien longtemps, je tenais à vous dire que ce fut un honneur, un plaisir de marcher quelque temps à vos côtés.
Ainsi s'achève 2009, Dieu sait quelles intempéries nous réserve 2010, si on pouvait commencer par un petit cyclone pile le jour de la rentrée, ce serait de bon augure.
21h06, plus que quelques heures avant le souk complet Minuit.
...
Je te souhaite, tout le bonheur du monde... ♫
I'm starting with the girl in the mirror.
Un crayon argenté qui tournoie, virevolte entre mes doigts. Un mouvement simple mais répétitif, hypnotique. Une petite erreur et le voilà qui tombe par terre et roule un peu plus loin. Je me lève, me penche et le récupère. Par la même occasion, j'arrange un peu le moustiquaire de mon lit, et hop, machinal coup d'œil au miroir. Humpf. La chaleur rend mes cheveux électriques, ça m'énerve.
Je dépose mon crayon, défais mon chignon de fortune et attrape la brosse histoire de rattraper le coup.
Mes cheveux me font marrer, aussi indisciplinés que moi.
Toute petite, ils étaient bouclés, à tel point que les vieilles dames du voisinage demandaient à ma mère si elle me mettait les espèces de rouleaux. Genre.
Mais en grandissant ils sont devenus très lisses.
Maintenant, c'est un mélange des deux, ondulés dira-t-on.
Nouveau chignon, rapide coup d'œil, c'est okay, mesure cheveluresque anti-chaleur réussie.
Et puis mes yeux rencontrent leur reflet et, inconsciemment, je m'avance un peu plus.
J'enlève mes lunettes et me fixe d'un air critique. Hum, ça m'a l'air d'aller, la rougeur de mon oeil gauche semble avoir totalement disparu. C'est quelque peu chiant d'avoir des yeux aussi sensibles dès qu'il y a quelques effets dans un jeu vidéo, ou des actions rapides où la caméra bouge pas mal. Au moins, la pause que j'ai fait a arrangé la chose, et puis au final ça m'oblige à avoir des limites et à ne pas nolifer toute la journée, comme hier.
Et pourquoi tu me regardes comme ça didonc ? Sont pas joyeux tes noeils tu sais. Et tu devrais éviter de froncer les sourcils comme tu le fais, ça te donne un air pas très social.
Ah oui vraiment ? Comme c'est regrettable.
Mon envie de socialiser transparaît donc dans mes mouvements.
Je ferais une tête comme ça pour la prochaine photo de passeport tiens, ça sera marrant.
Un moment, ma frimousse morose me paraîtrait presque potable. Impression qui s'évapore très rapidement après une superbe grimace qui pourrait faire la couverture des magazines glamour. Ça leur ferait les pieds tiens, des vraies grimaces façon sourire de psychopathe avec les yeux qui louchent.
Après un dernier regard hautain adressé à mon vilain reflet, je retourne sur mon fauteuil, et ramène mes jambes sur le siège, façon L dans Death Note.
Je pensais être la seule à le faire d'ailleurs, avant de le voir, c'est marrant. Devant moi flotte encore le reflet de mes pupilles.
Qu'est-ce-que j'y ai vu ? Elles, encore et toujours.
Elle se cache tout au fond mais elle est bien ancrée. Tristesse.
Elle fait semblant de partir mais revient hanter la forêt de mes yeux verts. Solitude.
Elle couve sous la cendre, étincelle parfois entre deux troncs d'arbres. Colère.
Je ferme les yeux. Pense. Imagine. Rêve.
- Ce monde là n'est pas fait pour les gens comme toi ! Ici les rêveurs finissent par danser au bout de la corde de la réalité, il n'y a de place que pour les menteurs, les sans-cœur.
Où est-ce-que je vais, comment vais-je y aller, et qu'est-ce-que je deviendrais une fois que j'y serais arrivée ? Je ne sais pas. Mes certitudes concernent juste ce que je ne veux pas faire.
Je dépose mon crayon, défais mon chignon de fortune et attrape la brosse histoire de rattraper le coup.
Mes cheveux me font marrer, aussi indisciplinés que moi.
Toute petite, ils étaient bouclés, à tel point que les vieilles dames du voisinage demandaient à ma mère si elle me mettait les espèces de rouleaux. Genre.
Mais en grandissant ils sont devenus très lisses.
Maintenant, c'est un mélange des deux, ondulés dira-t-on.
Nouveau chignon, rapide coup d'œil, c'est okay, mesure cheveluresque anti-chaleur réussie.
Et puis mes yeux rencontrent leur reflet et, inconsciemment, je m'avance un peu plus.
J'enlève mes lunettes et me fixe d'un air critique. Hum, ça m'a l'air d'aller, la rougeur de mon oeil gauche semble avoir totalement disparu. C'est quelque peu chiant d'avoir des yeux aussi sensibles dès qu'il y a quelques effets dans un jeu vidéo, ou des actions rapides où la caméra bouge pas mal. Au moins, la pause que j'ai fait a arrangé la chose, et puis au final ça m'oblige à avoir des limites et à ne pas nolifer toute la journée, comme hier.
Et pourquoi tu me regardes comme ça didonc ? Sont pas joyeux tes noeils tu sais. Et tu devrais éviter de froncer les sourcils comme tu le fais, ça te donne un air pas très social.
* Haussement de sourcil *
Mon envie de socialiser transparaît donc dans mes mouvements.
* Froncement de sourcils *
Un moment, ma frimousse morose me paraîtrait presque potable. Impression qui s'évapore très rapidement après une superbe grimace qui pourrait faire la couverture des magazines glamour. Ça leur ferait les pieds tiens, des vraies grimaces façon sourire de psychopathe avec les yeux qui louchent.
Après un dernier regard hautain adressé à mon vilain reflet, je retourne sur mon fauteuil, et ramène mes jambes sur le siège, façon L dans Death Note.
Je pensais être la seule à le faire d'ailleurs, avant de le voir, c'est marrant. Devant moi flotte encore le reflet de mes pupilles.
Qu'est-ce-que j'y ai vu ? Elles, encore et toujours.
Elle se cache tout au fond mais elle est bien ancrée. Tristesse.
Elle fait semblant de partir mais revient hanter la forêt de mes yeux verts. Solitude.
Elle couve sous la cendre, étincelle parfois entre deux troncs d'arbres. Colère.
Je ferme les yeux. Pense. Imagine. Rêve.
- Ce monde là n'est pas fait pour les gens comme toi ! Ici les rêveurs finissent par danser au bout de la corde de la réalité, il n'y a de place que pour les menteurs, les sans-cœur.
Où est-ce-que je vais, comment vais-je y aller, et qu'est-ce-que je deviendrais une fois que j'y serais arrivée ? Je ne sais pas. Mes certitudes concernent juste ce que je ne veux pas faire.
Non jamais...
Je ne serais faite pour le mariage
Non, car l'Amour n'existe pas, n'existe plus.
Ni une vie bien sage
Les Temps changent et deviennent sombres.
Je le sais, cette vie n'est pas pour moi
J'aurais été tellement mieux en montagne, en nuage, en faucon, en chat.
J'ai compris
Même si je ne veux pas vraiment le faire
Que si je veux rester ce que je suis
Garder mes rêves d'utopies irréalisables
Mes parents seront meurtris
Ils ne veulent que mon bonheur, s'affligent de ma torpeur
Quel est donc ce mirage ?
"Quelqu'un de bien" m'avait-on dit une fois, je ne saurais jamais si c'est le cas
Cette image sans visage ?
Je ne vois plus rien...
Pourquoi, Miroir, réfléchis-tu sans me voir ?
Mon reflet est muet et ne me jette à la tête qu'une apparence désuète
Je cherche en ma mémoire
Foutu passé
Qui je suis, pour savoir
Je me perds et me retrouve, cache-cache interminable
Perdue dans ces réflexions
Cette affliction
Où mon âme s'égare...
Sans envie de retour
Dans mon miroir d'illusions
Des espoirs et désespoir
Quelle fille je vais voir ?
...
" You'll have nothing of mine but cold steel, scum. "
Les plus belles choses que j'ai pu trouver, je les ai rencontrées par hasard, le plus pur, le plus heureux des hasards. C'est ce cher farceur de Destin qui a fait que ma main, pourtant sans grande conviction, se pose tour à tour sur la Communauté de l'Anneau, Silverwing, la Quête d'Ewilan, les Chroniques de Krondor, l'Assassin Royal, et j'en passe. Perdus dans un coin sombre, ils ont fini par arriver dans mes bras, avant de conquérir mon cœur.
Il en est de même pour la musique, et plus récemment, l'expérience s'est confirmée dans le domaine des jeux.
Certes, il y avait bien eu Nostale, mais qui m'a apporté autre chose que le plaisir d'un jeu. Je parle ici de Mount & Blade. Il est tombé à point nommé, c'est le moins qu'on puisse dire. Je cherchais désespérément une porte qui s'ouvrirait pour me faire rêver, mais elles étaient toutes fermées, ou imparfaites.
Et puis, du coin de l'oeil, j'ai aperçue, perdue dans l'ombre, cette petite porte qui grince quand on l'ouvre.
La métaphore la plus adéquate serait peut-être, même si je ne suis pas vraiment fan de cette série, l'Armoire du Monde de Narnia.
Défouloir. Oui, mais pas que.
Pour la plupart des gens, ce n'est qu'un jeu de baston réaliste, rien de plus. Pas pour moi.
Quand je ferme les yeux que je j'écoute le bruit du galop des chevaux, je m'envole. Simulacre de rêve. Mirage. Mais sourire.
Celui qui étire mes lèvres quand je découvre une nouvelle facette de cet univers. Et puis encore un, de sourire, quand je découvre que je ne suis pas la seule à l'apprécier à sa juste valeur, et qu'après l'avoir fait découvrir à un ami, il l'aime autant que moi. Car il y a le plaisir de la découverte, mais également celui de faire découvrir ! Et cela peut paraître... arrogant? Hum. Ou narcissique plutot, mais secrètement, il y a ce plaisir de se dire que le bon souvenir que la personne aura de la dite découverte sera aussi [ ou pas hein ] lié à celui de celle qui lui a fait découvrir ^^
Pour en revenir à ce que je disais, [ Tu disais quoi ? Je sais plus mais on va faire genre. ] passés les premiers jours de légère addiction addictive, j'ai réussi à trouver un rythme de jeu convenable je pense. Histoire de ne pas m'esquinter les yeux et de modérer le plaisir pour qu'il reste le plus longtemps possible.
Quoique si j'arrive à chopper le mod Last Days dans l'Univers du SDA, je ne réponds plus de rien >.>'
Bon bon, je vais éviter un doublon du sujet précédent.
Monsieur Destin m'a fait tomber là dessus hier soir, j'aime vraiment beaucoup.
Que dire d'autre... ou plutôt que radoter. Ce matin, juste avant de me réveiller, j'ai entendu le son des tambours amérindiens. Je ne sais même pas pourquoi, c'était juste un rêve sonore.
Pourtant, toujours sans réelle raison, je me suis sentie chanceuse d'avoir pu l'écouter, et il a démarré ma matinée par une sympathique touche de bonheur simple.
Il est 23h25 à l'instant où j'écris ces mots. Demain, 31 décembre 2009. Fin d'une année mouvementée, avec des hauts et des bas, comme toutes celles qui sont passées jusqu'à maintenant.
Un peu la flemme de passer à 2010. [ Comment çà j'ai rien à faire ? M'en fous, j'ai la flemme, c'too. ]
Mais le nombre est sympa, c'est un bon début.
Par contre 19 ans, c'est tout de suite moins joli. C'est beurk même. Mais bon, on fera avec, comme on a toujours fait avec.
Il en est de même pour la musique, et plus récemment, l'expérience s'est confirmée dans le domaine des jeux.
Certes, il y avait bien eu Nostale, mais qui m'a apporté autre chose que le plaisir d'un jeu. Je parle ici de Mount & Blade. Il est tombé à point nommé, c'est le moins qu'on puisse dire. Je cherchais désespérément une porte qui s'ouvrirait pour me faire rêver, mais elles étaient toutes fermées, ou imparfaites.
Et puis, du coin de l'oeil, j'ai aperçue, perdue dans l'ombre, cette petite porte qui grince quand on l'ouvre.
La métaphore la plus adéquate serait peut-être, même si je ne suis pas vraiment fan de cette série, l'Armoire du Monde de Narnia.
Défouloir. Oui, mais pas que.
Pour la plupart des gens, ce n'est qu'un jeu de baston réaliste, rien de plus. Pas pour moi.
Quand je ferme les yeux que je j'écoute le bruit du galop des chevaux, je m'envole. Simulacre de rêve. Mirage. Mais sourire.
Celui qui étire mes lèvres quand je découvre une nouvelle facette de cet univers. Et puis encore un, de sourire, quand je découvre que je ne suis pas la seule à l'apprécier à sa juste valeur, et qu'après l'avoir fait découvrir à un ami, il l'aime autant que moi. Car il y a le plaisir de la découverte, mais également celui de faire découvrir ! Et cela peut paraître... arrogant? Hum. Ou narcissique plutot, mais secrètement, il y a ce plaisir de se dire que le bon souvenir que la personne aura de la dite découverte sera aussi [ ou pas hein ] lié à celui de celle qui lui a fait découvrir ^^
Pour en revenir à ce que je disais, [ Tu disais quoi ? Je sais plus mais on va faire genre. ] passés les premiers jours de légère addiction addictive, j'ai réussi à trouver un rythme de jeu convenable je pense. Histoire de ne pas m'esquinter les yeux et de modérer le plaisir pour qu'il reste le plus longtemps possible.
Quoique si j'arrive à chopper le mod Last Days dans l'Univers du SDA, je ne réponds plus de rien >.>'
Bon bon, je vais éviter un doublon du sujet précédent.
Monsieur Destin m'a fait tomber là dessus hier soir, j'aime vraiment beaucoup.
Que dire d'autre... ou plutôt que radoter. Ce matin, juste avant de me réveiller, j'ai entendu le son des tambours amérindiens. Je ne sais même pas pourquoi, c'était juste un rêve sonore.
Pourtant, toujours sans réelle raison, je me suis sentie chanceuse d'avoir pu l'écouter, et il a démarré ma matinée par une sympathique touche de bonheur simple.
Il est 23h25 à l'instant où j'écris ces mots. Demain, 31 décembre 2009. Fin d'une année mouvementée, avec des hauts et des bas, comme toutes celles qui sont passées jusqu'à maintenant.
Un peu la flemme de passer à 2010. [ Comment çà j'ai rien à faire ? M'en fous, j'ai la flemme, c'too. ]
Mais le nombre est sympa, c'est un bon début.
Par contre 19 ans, c'est tout de suite moins joli. C'est beurk même. Mais bon, on fera avec, comme on a toujours fait avec.
lundi 28 décembre 2009
Force et Honneur.
Entends-tu, Guerrier, le chant de guerre qui résonne dans la plaine ?
La voix rauque des Hommes du Nord semble si belle, s'accorde si bien à la musique de la vie...
Le sifflement des flèches, la danse des lames, le galop des chevaux...
Tout cela me fait vibrer, me rappelle des souvenirs qui ne sont pas les miens...
La voix rauque des Hommes du Nord semble si belle, s'accorde si bien à la musique de la vie...
Le sifflement des flèches, la danse des lames, le galop des chevaux...
Tout cela me fait vibrer, me rappelle des souvenirs qui ne sont pas les miens...
Un tournoi.
L'un des plus célèbres, celui de la ville de Sargoth.
Mon tabard est bleu, et tandis que mes six coéquipiers filent à toute allure vers les équipes adverses, j'embrasse du regard l'arène, avant de revenir à l'instant présent, en entendant siffler à mes oreilles le bruit d'une flèche. Un archer rouge semble m'avoir prise comme cible. L'arme qui m'a été échue est une épée lourde à deux mains, ma préférée.
Entre l'archer et moi, un panel de guerriers aux couleurs vertes et jaunes, l'un brandissant sa hache d'un air menaçant avant de tomber sans avoir pu l'utiliser; l'autre s'agrippant à son bouclier, se protégeant des flèches des deux archers écarlates. Armant mon coup quelques mètres avant l'impact, mon épée s'abat sur les côtes de mon vis-à-vis, un épéiste rouge qui finit à terre quelques instants plus tard. La bataille continue puis s'arrête brusquement, les seuls rescapés étant les bleus. Qualifiés pour le prochain tour, à cheval cette fois-ci, mon épée lourde a été remplacée par une lame plus courte et plus légère, et je peux ainsi m'équiper d'un bouclier. C'est reparti pour un tour...
Je n'apprécie pas tout à fait les manches où l'on me confie un arc, que ce soit à cheval ou à pied, ces stupides flèches se plantent toujours à côté de ma cible, et lorsqu'elles l'atteignent, c'est plutôt par hasard. Mais je m'entraînerais et je finirais bien par mieux me débrouiller.
Cité de Reyvadin.
Un Roi. Celui du Royaume des Vaegirs, m'acceptant comme vassale grâce à mes prestations et au coup de main que j'ai filé pour la prise d'un château du Royaume du Nord, Alburq.
J'ai même droit à un fief, un petit village nommé Ismirala. Un coup d'œil sur la carte m'apprend qu'il se trouve dans les terres enneigées, ce qui a tout pour me plaire.
Peu après, j'ai enfin le droit de porter mes propres couleurs, et le plaisir de voir flotter ma bannière représentant une lune et une flamme, blanches sur fond bleu.
Les boucliers de mes hommes sont également repeints, et je ne cache pas la fierté que j'ai à les voir se pavaner avec.
Ismirala.
Le village est pauvre, comme la plupart de ses semblables, mais il est d'une rare beauté. Perché entre des collines, le chemin qui m'amène à ses portes passe par un ponton plein de charme qui enjambe un petit cours d'eau. Des arbres poussent un peu partout, la neige recouvre tout d'un manteau scintillant.
Les paysans m'ont rapidement acceptée comme la dame des lieux, et après une rapide discussion avec l'Elder, j'ai pu améliorer leur sort en leur ramenant du blé et du bétail. Cependant, tandis que je me démenais à ramener ces fichus bœufs qui souhaitaient prendre la poudre d'escampette, des bandits ont attaqué le village, mais nous sommes revenus à temps pour leur donner une raclée dans les règles de l'art.
Mes moyens sont encore limités, et mes revenus les plus réguliers sont dûs à mes victoires dans les tournois, ainsi qu'à la revente du mince butin récolté après l'une ou l'autre escarmouche avec quelques brigands malchanceux, cependant je pense qu'avec le temps Ismirala finira par être prospère.
Château d'Ismarila.
Après m'être familiarisée avec mon nouveau village, je décide de rendre visite à mon voisin, Lord Doru, qui devait sans doute être l'ancien propriétaire d'Ismarila.
Comme de juste, l'accueil est loin d'être chaleureux, mais je ne m'attendais quand même pas à ce qu'il me menace de cette manière. Soit. De toute façon, il ne peut rien faire contre moi car nous sommes bon gré mal gré dans le même camp.
Et au moindre écart de sa part, mon épée sera heureuse de lui chatouiller les côtes.
Cité de Curaw.
C'est la ville la plus importante dans les alentours, et la plus proche d'Ismarila.
De retour de ma visite de "courtoisie", nous y faisons halte afin de renouveler les stocks de nourriture.
Mais je n'ai même pas le temps d'arriver devant le marchand que des bandits m'agressent, et pas pour mon or semble-t-il.
Fort heureusement, ils ne sont que deux et j'en viens facilement à bout.
En fouillant dans leurs effets, je découvre une bourse avec une somme assez conséquente.
Le fruit d'une précédente agression ou le prix de ma tête ? Étrange coïncidence.
Château de Curin.
Ce damné roi m'a donné 10 jours pour ramener huit têtes de bétail pour restaurer son armée, et bien entendu, il n'y en avait pas énormément dans la région et j'ai du caracoler un peu partout pour en trouver. Avant toute cette histoire j'avais exercé le difficile métier de forgeron, les bovins n'ont jamais été mon fort et ils me l'ont bien fait payer en tâchant d'allonger le trajet en fichant le camp un peu partout. Après cette campagne, j'aurais bien mérité un château, que diable.
Siège du Château de Curin.
Une flèche vient se ficher dans un créneau de la muraille, juste à l'emplacement de ma tête quelques secondes plus tôt. Il y en a cinq sur mon bouclier, et je pense qu'il y en aura encore plus d'ici la fin. Ma réserve personnelle est épuisée depuis longtemps, quand nous étions encore en bas des remparts. Cependant, je me fais un malin plaisir à occire les expéditeurs de ces damnés projectiles, qui tâtent de mon épée bâtarde, car leur maniement de la hache reste à désirer.
La bataille est rude, les renforts arrivent de part et d'autre et la victoire reste incertaine.
Le Monde de Calradia.
Cela fait déjà près de 60 jours que je cavale par monts et par vaux, et que les fripouilles du début qui me mettaient à mal et m'ont faite prisonnière m'évitent désormais comme la peste.
60 jours et une quarantaine de guerriers qui me suivent et guerroient à mes côtés, s'entraînent et s'améliorent chaque jour un peu plus.
Plusieurs opportunités se sont offertes à moi au cours de ce premier mois, j'aurais pu maintes et maintes fois sauver ma peau des bandits en sacrifiant certains de mes soldats, ou revendre au marchand d'esclaves les prisonniers que j'ai pu faire.
Mais je ne l'ai pas fait, et j'ai eu le plaisir de voir par la suite que ma petite troupe a un moral d'acier et qu'elle me suivrait même en Enfer.
Je n'attends plus que le moment où les Portes s'ouvriront, et j'espère de tout cœur pouvoir faire partie des guerriers qui s'affronteront aux quatre coins du monde, du vrai.
Mount & Blade.
Monture & Lame, mais c'est tout de suite moins joli.
Monture & Lame, mais c'est tout de suite moins joli.
Depuis longtemps, je l'attendais. En jouant à CS, et puis à Prince of Persia, j'imaginais un jeu de ce calibre là, des duels endiablés dans des maps représentant de magnifiques arènes.
Je suis quelqu'un d'assez difficile, en terme de jeu du moins. J'ai testé pas mal de MMORPG, avec chacun ses qualités et ses défauts, et je rêvais d'en trouver un qui ne garderait que les qualités. Quête quasi impossible. Quelque chose qui allierait la communauté de Nostale, avec le gameplay de Perfect World, en reprenant les skills de... Dragonica? Par exemple.
Alors je testais, testais, testais... arrêtais. Je passais une journée à xp et ça me montait tellement à la tête que j'étais dégoutée par la suite. Ou alors je laguais et ça empirait la chose.
Et puis, par hasard, je suis tombée sur ce jeu. Et je l'ai directement adopté. Comment ne pas le faire ? Alors oui, oui les graphismes sont très moyens, surtout en ce qui concerne les personnages, [ mais franchement j'ai déja vu pire, et certains jeux aux graphismes superbes sont parfois très creux, alors vaut mieux le contraire. ] et ce n'est pas le jeu au gameplay de fou façon Prince of Persia [ par contre pour ce qui est de se mettre sur la tronche c'est franchement pas mal, tu as un sourire de Joker quand t'arrives à faire vider les étriers au mec d'en face. Bwahahaaaa. Et les bourrins dehors, faut de la technique. ].
Mais il a un potentiel énorme. Autant que CS, parce qu'ils ont une chose en commun: L'expérience est vraiment l'expérience. Il y a du leveling sur M&B, mais ce n'est pas comparable. Si on prenait le newbie de base qui n'a jamais remporté une manche de tournoi ou les épreuves d'entraînement initiales, qu'on lui donne un personnage ayant un gros niveau, disons 40, soyons fous, qu'on lui fasse affronter un personnage de niveau un dirigé par un joueur ayant passé au moins un mois dessus, ça sera un magnifique massacre. Dans le sens où le level 40 va se faire joyeusement botter les fesses par le level 1.
Et ça, j'aime. Dans CS, toutes les parties sont uniques, parce que chaque joueur a son style qui influence la partie. Dans M&B, c'est l'entraînement qui fait qu'on arrive à descendre une dizaine d'ahuris avec des haches à l'aide d'un petit bâton.
Et la différence se fait rapidement sentir, après quelques heures de jeu derrière soi, on contrôle mieux son dada [ seuls quelques rares sauront à quel point ce mot me rend ... *_* <3 ] et on manie mieux les différentes armes qui nous sont proposées.
Pour le moment, le mode multijoueur, " Warband ", est en préparation et devrait être téléchargeable le 19 mars 2010.
[ J- 81 à peu près. ]
Je pense qu'il fera encore plus d'émules, et j'espère d'ici là être capable de head-shooter quelqu'un avec une flèche sans que ce soit grace à une fake manoeuvre pas volontaire du tout. Et j'espère qu'il marchera chez moi ce mode, accessoirement.
[ on ne sait jamais. ]
Mount & Blade. Un petit bijou dans ce monde de jeux clones qui veulent vous obliger à changer de carte graphique tous les 3 mois. [ Je m'insurge §§§ ]
Alors si vous êtes du genre à aimer l'ambiance médiévale, la vraie, venez donc vous promener à Calradia ! Vous ne le regretterez pas, parole de Sherwood. [ même que j'ai une wonder cagoule IG et que je ne la changerais pour rien au monde, même contre le joli heaume là, non non. ]
Le côté RP est tout simplement gé-nial. La preuve, mes désideratas, plus haut.
Je ne sais pas si le jeu est désormais disponible dans les magasins, à la base il fallait le télécharger.
Vous pouvez toujours le faire pour voir ce que donne le gameplay, car la version de démo est déja très conséquente ^^
Quelques liens pour finir, les Gaming Live de JVC sont assez sympas, vu que le testeur [ Pixel Pirate je crois ] a autant apprécié le jeu que la petite communauté de fans qui grandit, et dont je fais partie.
D'ailleurs, j'ai bien aimé l'introduction de son test qu'on peut retrouver ici.
Et un autre test assez sympa là.
" Vous en avez marre d'aligner les jeux d'heroïc-fantasy propres sur eux. Vous, ce que vous recherchez, c'est de la baston réaliste et sans concession, c'est pouvoir lancer dès les premières lueurs de l'aube des charges sauvages à dos de monture, c'est piller et incendier sans vergogne des villages ennemis. Ce qu'il vous faut, c'est Mount & Blade, un authentique concentré de plaisir comme seul un petit studio indépendant pouvait nous l'offrir. "
Et aussi le bilan, pour la note générale qui est de 17/20, celle des lecteurs étant de 18/20.
" Mount & Blade est un jeu terriblement addictif, de la trempe de ceux auxquels vous pensez encore à l'issue d'une nuit blanche, le regard au plafond et la couverture sur le nez. Quelles que soient ses lacunes techniques, il est doté d'une mécanique de jeu superbement huilée qui renvoie à vos souvenirs de Pirates! et de Defender of the Crown. Mieux : ce titre développé par un petit studio indépendant se permet même de mettre en scène les combats montés les plus spectaculaires et les plus excitants jamais vus dans un jeu vidéo. "
J'avoue que mes noeils en ont repris un coup ces derniers jours, et mon blog aussi d'ailleurs n_n'
Déja que j'étais fada des Chiche-Kebabs, si maintenant les copains Turcs nous font des jeux de cette trempe, je vais déménager à la fin.
Quelques screens viendront en temps et en heure, quand j'auras pas la flemme d'en faire x)
Eh bien marauds, oserez vous entrer dans l'Arène ?
mercredi 23 décembre 2009
Story of Violence.
C'est terrible de penser qu'en sachant où frapper, on peut tuer. Je saurais le faire, j'ai appris comment le faire.
Mais le coût de cet apprentissage a été le respect sans condition de cette règle:
Mais le coût de cet apprentissage a été le respect sans condition de cette règle:
Ne jamais frapper le premier coup.
Ne jamais se servir de ce que j'ai appris pour de la violence gratuite, sans raison.
Je n'ai jamais frappé la première.
Mais j'en avais besoin, de ces techniques, de ces Arts Martiaux.
Mais j'en avais besoin, de ces techniques, de ces Arts Martiaux.
Faisant partie de ces gens de tempérament explosif, le karaté, le muy-thaï et le kung-fu sont des exutoires plus que nécessaires. Je n'ai pas encore eu une formation complète, seulement l'acquisition des bases de chacun de ses arts.
J'ai appris à reconnaître la précision mortelle et la rudesse du Karaté Shotokan,
J'ai appris à reconnaître la précision mortelle et la rudesse du Karaté Shotokan,
La puissance du Kyokushinkai.
L'agilité et l'utilisation particulière des coups de genoux et des coudes du Muy-Thaï.
La rapidité et la fluidité du Kung-Fu.
Une sorte de Jeet-Kun-Do en vérité.
[ Le JKD n'est pas un Art Martial en soi, mais plutôt un concept, qui consiste à " étudier plusieurs arts martiaux ou autres sports pour faire évoluer sa propre pratique. On absorbe ce qui nous est utile, on rejette ce qui ne l'est pas et on ajoute ce qui nous appartient." Bruce Lee ftw. ]
J'ai même un nunchaku, dont la maîtrise résume bien l'esprit, l'art martial.
L'agilité et l'utilisation particulière des coups de genoux et des coudes du Muy-Thaï.
La rapidité et la fluidité du Kung-Fu.
Une sorte de Jeet-Kun-Do en vérité.
[ Le JKD n'est pas un Art Martial en soi, mais plutôt un concept, qui consiste à " étudier plusieurs arts martiaux ou autres sports pour faire évoluer sa propre pratique. On absorbe ce qui nous est utile, on rejette ce qui ne l'est pas et on ajoute ce qui nous appartient." Bruce Lee ftw. ]
J'ai même un nunchaku, dont la maîtrise résume bien l'esprit, l'art martial.
Si tu ne te contrôles pas, tu te feras du mal, tout seul, sans l'aide de personne.
Le contrôle.
Le contrôle.
La maîtrise parfaite de son corps, le dosage parfait de la puissance des coups.
Sans contrôle, il n'y a rien.
La colère bride le contrôle. Les Arts Martiaux apprennent à renverser cette situation.
On apprend à contrôler sa colère, à l'utiliser, à la transformer en force.
Mais je suis encore bien loin du compte. A une certaine proportion, la colère ne peut pas être domptée, elle grandit, grandit... C'est une sorte de monstre.
La colère bride le contrôle. Les Arts Martiaux apprennent à renverser cette situation.
On apprend à contrôler sa colère, à l'utiliser, à la transformer en force.
Mais je suis encore bien loin du compte. A une certaine proportion, la colère ne peut pas être domptée, elle grandit, grandit... C'est une sorte de monstre.
Un monstre endormi dans mes entrailles. J'ai déja vu ce qui m'arrivait quand il était sur le point de se réveiller.
Je prie sincèrement pour qu'il ne le fasse jamais totalement, car dans ce cas, je serais capable du pire, et cela m'effraie moi-même. Se dire qu'il y a en soi quelque chose qu'on ne maîtrise pas, qui peut prendre le contrôle et faire mal.
Très mal.
Autant qu'à moi qu'à ceux qui m'entourent. Je sais par exemple que si l'on s'avisait de toucher un seul cheveu de ma mère, mon père, ou mes grand-parents, je tuerais. Oui, oui, je suis mince, légère, et pas vraiment musclée etc.
Je tuerais.
Dans un cas comme celui-là, la colère ne serait pas néfaste, car justifiée.
Mais il y en a tellement... Je ne sais plus quoi en faire. Je finirais par me noyer dedans.
Je me rappelle de cette période au collège. Il y avait ces gens qui m'avaient cernée, me tournaient autour, m'insultaient de tous les noms. En ce temps là, mon dictionnaire d'insultes n'était pas très rempli, et ce n'était pas un mal. Mais sur le coup, j'étais désarmée face à ce flot d'agressions verbales, et j'attendais désespérément que l'un des membres de la meute porte la main sur moi.
Une seule et unique fois.
Simplement pour me libérer de cette promesse, de ce serment passé avec moi-même.
Une seule fois, et ça aurait été un massacre..
Autant pour moi que pour eux, j'aurais pu m'en sortir avec un bras, une jambe cassée, et ça aurait pu aller très loin.
Autant pour moi que pour eux, j'aurais pu m'en sortir avec un bras, une jambe cassée, et ça aurait pu aller très loin.
Trop certainement.
Car je me rappelle de mes mains, de ce tremblement incontrôlable qui s'était saisi de mes membres, partant de mes jambes, de mes bras, s'étendant jusqu'à ma tête, et faisant battre la chamade à mon cœur.
Ce n'était pas de la peur. C'était de la rage à l'état pur.
De la colère qui dansait avec la fureur, s'amplifiant mutuellement, entrainant dans leur ronde ma haine face à la leur, que j'estimais complètement injustifiée.
Et ils me tournaient autour, ces hyènes, qui ignoraient qu'un animal blessé ou enragé devient le plus dangereux de tous.
Je ne levais pas les yeux. Si je l'avais fait, j'aurais rencontré leur visage pétri par la haine et ça aurait pu tout déclencher.
Je ne levais pas les yeux. Si je l'avais fait, j'aurais rencontré leur visage pétri par la haine et ça aurait pu tout déclencher.
Dégoupiller la grenade qui n'attendait que ça.
Je serais alors passée à un autre mode de vision. Ce mode où tes yeux localisent les points sur le corps de l'adversaire. Les points qui, s'ils sont touchés, peuvent entraîner des dommages irrévocables. Ce mode qui laisse la violence passer en auto-pilote.
Qui analyse la situation comme un plateau de jeu, d'échecs ou de dames.
Si elle ou lui avance de cette manière, m'attaque par ce côté, quelles sont mes possibilités ? Et ensuite ? Et après ?
Mais ils sont partis.
Me laissant cette sensation d'anéantissement, et cette envie impérieuse de tout faire partir, toute cette colère qui me prenait à la gorge.
Me laissant cette sensation d'anéantissement, et cette envie impérieuse de tout faire partir, toute cette colère qui me prenait à la gorge.
Il n'y avait plus personne pour encaisser tout ça.
C'est ce genre de situation qui amène à s'exploser la main contre un mur.
Frapper, frapper, jusqu'à ce que le poing devienne rouge, s'anesthésie par la douleur et au pire qu'on finisse par se fouler quelques doigts.
C'est une mauvaise solution. Mais c'est la seule ébauche de résolution qui se présente à ce moment là.
Ça ou pleurer stupidement. Et j'ai jamais été fada des crises de larmes sur oreiller etc.
Je préfère la méthode draconienne, ou rentrer dans le tas, taper comme une malade et respirer ensuite.
Mais ça reste malgré tout. La colère, la haine,... la violence.
Ce n'est que le haut du volcan qui entre en éruption. Le reste de la lave bout, se brûle dans une étreinte de feu qui fait que peu importe le temps qui passe, elle reste perpétuellement active.
Je voudrais... que le vase se remplisse à ras bord, et qu'il explose, une ultime fois, pour détruire tout ce qu'il y a de mauvais en ce monde.
Si seulement c'était aussi facile.
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